Bienvenue ! Welcome ! Wilkommen !

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Bonjour, Bonsoir...

Vous rentrez dans un blog de fictions.
Vous me connaissez peut être sous jjk-fic-th, die-leidenschaften
ou encore b-lightdistrict...
Les deux premiers liens sont mes 2 premières fictions 'hétéros'.
A partir de maintenant, tout sera réuni ici et pas autre part...
Je mettrai en ligne mes OS hétéro et yaoi et
mes mini fictions hétéro et yaoi...
Bien sur, tout ça sur nos petits allemands préférés (héhé) Tokio Hotel...

Pour être prévenu de la mise en ligne d'une fiction,
il vous suffit juste de laisser un commentaire sur l'article suivant,

J'espère vous voir très vite,
j'essaierai de répondre à tout vos commentaires,
et surtout n'hésitez pas à me donner vos avis et vos pensées... =)

Sur ceux, je vous laisse avec le sommaire ...


JJK


__________
__________
__________

ma bêta

Sommaire :

Fictions :
[x] _ Une rencontre pour la vie (hétéro)
[x] _ Les passions font vivre (hétéro)

Mini-fic :
[x] _ SDF (yaoi) [3/3]
__Chap.1__Chap.2__Chap.3
[x] _ Biscarrosse... [3/3](yaoi)
__Chap.1__Chap.2__Chap.3
[x] _ Dernier wagon [8/8](yaoi)
__Prologue__Chap.1__Chap.2_chap.3_chap.4_chap.5_chap.6_chap.7_chap.8

OS :
[x] _ La vue (hétéro)
[x] _ Le talent (hétéro)
[x] _ L'amitié (hétéro)
[x] _ Merde! (hétéro) ...
[x] _ Jalousie. (hétéro)
[x] _ Le mari (hétéro)
[x] _ Fin d'examen (yaoi)
[x] _ Soirée de beuverie (yaoi) ...
[x] _ Photographie rapprochée (yaoi)
[x] _ Bus of destiny (yaoi)
[x] _ Coup de Soleil (yaoi)
[x] _ Stratégie de course (yaoi)
[x] _ A stage of life (yaoi) * Nouveau 9 Novembre *



Un conseil :
Référez-vous toujours à cette article !



Je répondrai
à tous comentaires
=]

En période d'écriture,
c'est misérablement long ='(...
Je vous mets en lien mon myspace si l'envie vous prend de vouloir voir mes photos de voyage...

see you...


Pour lutter contre les désactivations de blogs Yaoi
Secours-yaoi
Enfin quelque chose d'utile !i!

# Enviado el sábado 08 de noviembre de 2008 05:02

Modificado el lunes 09 de noviembre de 2009 12:52

Qui prévenir ?

Qui prévenir ?

Comme vous l'avez lu sur le titre...

Laissez moi un p'tit commentaire

Pour que vous soyez prévenu des nouveaux postes

=)


olsen-fabulous
arianeth-yaoi-fic-et-os
draya-fictions
Mich-Bill-T0ki0-H0tel
hilf-mir-sprechen
anaisfandeTH
melancholisch-TH
sow59252
Die-kunst-der-verfuhrung

# Enviado el sábado 27 de diciembre de 2008 06:38

Modificado el domingo 17 de mayo de 2009 12:50

Mini-Fic = SDF [1/3]

Mini-Fic = SDF [1/3]

Je vois tous ces hommes et femmes, chaque jour ça me désole, chaque jour j'essaie de les aider un maximum. Aujourd'hui, je m'occupe de la distribution de la nourriture... et dans quelques minutes, l'un des SDF, l'un d'eux, va rentrer... celui qui me touche le plus, celui pour lequel j'ai une grande affection, celui que j'ai envie de sortir de cette merde que donne la vie. Lui, il se prénomme Tom. Il est grand, porte des vêtements assez larges, il a toujours la même casquette qui retient ses dreads, toujours un fidèle compagnon, son chien, Stucky. Pour le peu qui m'a raconté sa vie, il s'est fait viré par son proprio et n'a pas trouvé une aide pour l'héberger, il y a 6 mois...

Au fait, moi c'est Bill, 19 ans passé et travaille bénévolement dans un centre pour les personnes vivants dans la rue.

... Je suis à ma place, en train de distribuer des compotes. En ce soir de printemps, il n'y a pas foule, c'est plutôt l'hiver que cette association fonctionne beaucoup. J'observe toujours la porte d'entrée pour guetter la moindre présence de Tom.

Quelques minutes plus tard...

Il est enfin là, je le vois encore plus fatigué que les autres jours, complètement dépité, son visage est blanc. Je vois son regard observer la pièce, il pose, enfin, ses yeux sur moi. Je lui souris mais lui ne le fait pas. Il se met à la file comme tout le monde pour attendre la distribution de repas.
Je l'observe du coin de l'½il, il n'a pas l'air vraiment bien aujourd'hui, j'ai l'impression que son état est pire. Ses beaux yeux marron ont l'air perdu, son visage baissé, ses mains enfermées dans ses poches. Non, Tom ne va pas bien, ce soir !

J'attends qu'il se mette à mon niveau...
- Bonjour Tom ! Comment tu vas aujourd'hui ? Sourié-je.
- Bof. Je n'ai pas très envie de parler Bill, j'suis désolé.
Oh non pas ça ! S'il dit ça, c'est qu'il a dû se passer quelque chose, mon pauvre Tomi, tu ne mérites pas cette galère. Merde, il s'est déjà éloigné et a rejoint la salle prévue pour manger.
Bon allez, je le laisse, j'irai le rejoindre un peu plus tard.

...
- Bill, prends ta pause ! Me crie la gérante.
- Merci !
Je prends une compote au passage et m'empresse de rejoindre Tom. Il est dans un coin, seul, le regard perdu vers l'extérieur. Je m'approche doucement pour pas lui faire peur.
- Coucou, t'as bien mangé ? Fais-je sans prêté attention à son plateau.
- euh... ouai ça va.
- Tiens, je t'ai ramené une autre compote, si tu voulais
... je regarde son plateau ... mais je vois que t'as même pas touché au reste.
- Merci mais j'ai pas faim.

Oh non, c'est affreux, j'aime pas le voir comme ça, je serais capable de faire n'importe quoi pour lui.
- Qu'est-ce qui s'est passé Tom ? Insisté-je.
- ...
Il reste le regard perdu vers l'extérieur, il n'a vraiment pas envie de parler. Tant pis, je restes là à attendre qu'il veuille bien me parler. J'ai toujours été là pour l'écouter et le soutenir, je ne vois pas pourquoi ça changera aujourd'hui.
- Tom ?! Essayé-je encore.
Son regard se tourne enfin vers moi, ah non, je crois que je l'ai mis en colère.
- Oui, quoi ?! Je t'ai dit que je ne voulais pas parler. T'es bouché ?! Là, tu vois, j'ai juste envie de rester seul.
Non, non Bill, ne réagit pas, pleure pas, il est juste énervé, pas en colère, ne lui en veut pas.
Je baisse ma tête, confus de l'avoir énervé. Il a l'air stressé sa jambe tremble nerveusement.
Il se lève. Je le regarde, inquiet, mais un détail sort de l'ordinaire.
- Tom ! C'est quoi cette tâche de sang sur ton pantalon ? Dis-je énerver par son manque de paroles auparavant.
Il s'arrête, regarde son pantalon et soupire en voyant sa tâche. Son visage devient de plus en plus fermé, livide, ses yeux se ferment. Quoi Tom ?! Dis-moi, j't'en supplie.

Ses jambes fléchissent, il tombe au sol, genoux collés au sol, ses mains cachent son visage. Il sanglote. Je me lève immédiatement, fais le tour de la table, et vient m'agenouiller, face à lui.
Je passe une main sur son épaule, en faisant de petits vas et viens.
- allez, lâche toi Tom, ça fais du bien. Je suis là, n'oublie pas.
Il pleure et sanglote toujours. Ça me fait mal de le voir comme ça.
- Bill, j'ai perdu Stucky.
- Hein ?! Mais on va le retrouver, je vais t'aider si tu veux.
- Non, non ! Il s'est fait écraser.

Oh non, c'est la pire des choses pour lui. Mon pauvre Tomi, si seulement j'pouvais te le rendre.
- Je suis navré, tu... tu... je... Allez viens dans mes bras ... Il s'approche et pose sa tête sur le bas de mon épaule ... ça fait du bien de pleurer,... je suis sûr que là où il est maintenant, il se sent mieux, il souffrira plus.
- Je... J'me sens si seul, sans lui...

Bon allez Bill, décide toi, aide-le.
- Je... Tu, je ne devrais pas, mais tu... Tu veux passer la nuit chez moi ?
Il me lâche. Non Tom reste là, j'aimais bien t'avoir dans mes bras.
- Tu ne peux pas, et faut pas non plus avoir pitié de moi. Lâche-t-il sèchement.
- oh non Tom ! Je n'ai pas pitié de toi ! C'est juste que je n'aime pas te voir triste, et je te le propose car je veux aider quelqu'un que j'apprécie.
Il baisse la tête, je l'ai peut être gêné, tant pis je veux qu'il accepte mon aide. Dans cet état, il ne restera pas longtemps en vie. Je pense qu'il ne répondra pas à mon offre, sûrement par gêne, vaut mieux que j'insiste.
- allez, lève toi. Je vais avoir fini dans une demi heure. Attends-moi à ma voiture. Tu te rappelles laquelle c'est ?
Il affirme d'un mouvement de tête.
- Allez, vas-y, j'te rejoins le plus tôt.
Je le suis jusqu'à la porte, il n'a pas daigné sortir un mot, j'espère qu'il acceptera mon invit'.
Me revoilà à faire la distribution de nourriture. J'avoue que je suis un peu perdu. Je pense beaucoup (trop) à Tom. J'aimerais qu'il comprenne que je suis là pour lui, et qu'il soit plus ouvert pour moi, mais bon je ne peux pas le forcer, je dois attendre qu'il s'adapte à moi. J'aimerais être plus proche de lui que ce qu'on est maintenant. Mais je me suis fait une raison, Tom sera toujours l'ami en détresse.

Tom est assis sur le trottoir, il est là, à regarder le bitume, il ne sait pas trop quoi faire. Les genoux repliés contre son torse, il réfléchit et pense à demain, à la suite de la semaine, à la suite de sa vie. Ses mains sont un peu tremblantes, il est encore pris par des sanglots. Quelques minutes dans l'air, puis il sursaute en entendant le bruit des santiags de Bill, qui s'approche de lui.


- Ah, je suis content que tu sois resté. Allez viens, on va rentrer.
Je lui ouvre la portière du passager, et il s'installe dans mon GMC. Je le vois observer un peu tout. C'est sur, ça doit le changer. Je monte à mon tour et nous partons vers mon appart'.
- I-il est cool, ton 4X4.
- Merci, je t'avoue que j'ai bien galéré pour l'avoir, mais bon c'était mon petit rêve de l'avoir.
- hum...t'as bien de la chance.
- Mais je suis sûr que tes rêves se réaliseront.
- J'en ai plus Bill.
- On en a toujours et si tu gardes l'espoir et la motivation, tu en réaliseras quelques-uns.

Il baisse la tête, je l'ai peut être touché mais au moins j'espère l'encourager pour ses envies.

[...]

Le reste du trajet, je reste silencieux pour le laisser réfléchir et aussi se reposer, j'ai remarqué que ses yeux se fermaient. Il devait se sentir bercer par le roulement de la voiture.
On arrive chez moi, je gare la voiture, Tom s'est endormi, la tête posée contre la vitre, avec la bouche légèrement ouverte. Il est mignon comme ça !
- Tom ... Tom, il faut te réveiller ... On est arrivé.
- Hein ... Ah.

Il s'est réveillé en sursaut.
- No stress, t'es avec moi, pas besoin de paniquer.
- Désolé...
- Allez détend toi, on va peut être monter à l'appart', on va pas rester dans la voiture.
- Oui.

Il rit, Oui il rit un peu. Bill super content de faire rire Tom.
Nous voilà devant la porte.
- euh... tu sais, je n'avais pas prévu quelqu'un alors c'est, c'est un peu...l...
- T'inquiètes pas, j'en ai rien à faire.
- Hum...

Bon, oh moins, ça à le don d'être clair.
Bon allez, je rentre et vais directement poser mon sac dans un coin. Je range vite fais les magazines ou vêtements qui traînent.

Tom ! Il est ou ? Ne me dites pas que ...
- Tom, restes pas là. Rentre, installe toi.
- Je, je vais tous te salir.
- Mais non, mais si tu veux, tu peux aller prendre une douche, je te laverais tes vêtements et je t'en donnerais d'autres en attendant.
- Euh, non ce n'est pas grave.
- Mais si, mais si. Vas-y, j'te dis, en même temps, je vais faire à manger, parce que j'ai trop faim.

Il sourit. Bill, trop puissant, j'ai fait sourire Tom.
Bon, il se dirige vers la salle de bain, que je lui ai indiqué. Alors, qu'est-ce que je vais faire à bouffer... Lasagnes, parfait, j'espère qu'il aimera.

[...]

- Bill !
Ah merde, je ne lui ai pas apporté les vêtements.
- Oui, attends, je t'apporte des vêtements de rechange. Lui crié-je.
Alors un survêt et un pull, ça devrait lui aller.
- Tiens, je t'ai même mis un boxer.
Il ouvre légèrement la porte. GNA en serviette. Son corps est hyper fin, il est maigre, on commence à voir sa cage thoracique, et les os du bassin sont assez marqués. Son corps accentue sa faiblesse. Ces courbes... on aimerait y passer la main, de loger son buste... CLAC.
Oups je crois que je me suis fais repérer...

Je viens de finir de mettre la table et Tom rentre dans la pièce.
- Merci pour la douche, je t'avoue que ça fait du bien.
- J'imagine. Des lasagnes, ça te plait ?
- Euh ben oui.
- Tant mieux, c'est ce que j'ai préparé. Assied toi.
- Merci.

Ah non, il va arrêter de dire merci.
- Tom, arrête de dire merci, t'as pas besoin. T'es ici, chez toi.
- C'est pas facile Bill, comprends moi au moins. J'ai pas ta vie, pour moi, c'est hallucinant d'avoir une douche, d'avoir un repas alors pour ce soir laisse moi me réhabituer.
- C'est pour ça que j'insiste. Je t'assure.

Je commence à manger, Tom hésite un peu mais réussit à manger la moitié de son assiette.
- C'est toi qui les a fait ? Me demande Tom.
- Oui ! C'est peut être le seul repas que j'arrive à faire.
- En tout cas, c'est très bon.
- Content que tu aimes.
Je lui gratifie d'un sourire.
Ah trop happy. Bon oh moins il a mangé la moitié de l'assiette et a apprécié. Allez zou' je débarrasse.
- Tu as sommeil ou tu veux regarder un film ?
J'attends sa réponse de la cuisine.
- Euh non, je suis crevé, je vais dormir.
- Ok, je vais te préparer le lit alors.
- T'es pas obligé, je peux me contenter du canapé.
- Mais non, tu prendras mon lit, et moi j'aurai un matelas à côté.
- Ah... ok.

Je reviens dans le salon, il s'est levé et regarde l'extérieur à travers la fenêtre.
- ça va Tom ?!
- Hein ... ouai, c'est juste que je suis vraiment naze.
- Pas de soucis, j'te montre la chambre.

On monte tous les deux, je prends de l'avance pour rentrer plus vite dans la chambre et installer mon matelas. J'essaie de le sortir tant bien que mal de l'armoire, et le tire difficilement vers l'endroit ou je veux le placer. Par surprise, Tom vient m'aider à le tirer. Au bout de deux minutes, le matelas est posé, je sors des couvertures.
- Bon, je vais pas dormir de suite, si t'as besoin de quoi que ce soit, n'hésites pas je serais dans la cuisine.
- Ok, merci Bill, pour tout.

J'étais prêt à refermer la porte, je me suis retourné à ses derniers mots avec un léger sourire à son égard. Je sors et repars dans la cuisine. Je vais préparer ma pâte de pancakes pour demain, j'espère qu'il aimera. Après un quart d'heure de préparation, je rejoins ma chambre pour aller dormir.
En rentrant, ma lampe de chevet est encore allumée, Tom est recroquevillé et dort paisiblement, son visage est face à l'entrée. Je souris en l'observant et m'avance vers la lampe pour l'éteindre. Je m'allonge à mon tour sur mon pseudo lit.
Je réfléchis à demain. Qu'est-ce qu'il va devenir demain ? Comment je vais pouvoir l'aider ? J'espère que cette nuit lui sera bénéfique.

Les deux jeunes hommes partent aux pays des rêves. Pour l'un ce sera une nuit réparatrice et de confort, l'autre, une nuit de questionnement et d'inquiétude.


Je commence à sortir de ma nuit. La lumière de dehors me pète les yeux. C'est chiant, à chaque fois j'oublie de fermer les volets. Après avoir ouvert les yeux, je regarde où je suis et me remémore la soirée. Je pose un regard sur le lit où j'aperçois un bras de Tom.
Bon allez, je me lève. Je vois que Tom dort profondément, dans la même position dans laquelle il s'est endormi hier soir. Je vais fermer les rideaux pour que la lumière ne l'embête pas. Je sors et vais dans la cuisine pour commencer à faire mes pancakes. Je met la chaîne en marche pour m'accompagner. En faisant mes pancakes, je chante et me dandine sur la musique.
Tom est à la maison, il est chez moi, alors je veux qu'il soit heureux en déjeunant avec moi, ce matin. Allez déjà 3ème pancakes, je prépare le bar qui sépare la cuisine et le salon et y pose assiettes et pot de nutella pour accompagner.
- Popolop...

Tiens ma porte de chambre, vient de se fermer, Tom doit être réveillé. Merde ... Je suis qu'en tee-shirt et en caleçon. Bon, euhm, nature, je reste naturel ! Raah, je suis trop con, quand même.
- Bonjour Tom ! Fais-je en lui lançant un grand sourire.
- Bonjour Bill ! Me répond il avec gaieté.
Ah il a l'air en forme, je suis content.
- C'est toi qui a préparé ça ?
- Ouai, je viens de les faire, Ils sont encore tous chauds.
- Je les sentais de ta chambre. C'est vraiment gentil.

Il observe mes pancakes. Mais pourquoi il ne se sert pas ? Y'a un soucis ? Si ça se trouve, il n'aime pas.
- Tom ! Tu n'aimes pas ?
- Hein, Non ! Ce n'est pas ça ! Mais, je n'en ai jamais mangé.

Sa tête se baisse, gêné par sa petite révélation, il est trop chou.
- Bah écoutes, c'est simple, soit tu les manges nature, ou avec du nutella. D'ailleurs, j'te le conseille fortement, c'est le meilleur.
Il me sourit et prend timidement un pancake. Je le suis et vais plus vite pour lui montrer.
Il mange et observe la pièce. Il garde un regard intimidé. Moi aussi, je mange mon pancake, mais je reste un peu sur mon petit nuage de ce délice.

D'un coup, je vois Tom se lever et se diriger vers mon étui de guitare. Il se tourne vers moi.
- Bill, je peux ?
- Si, t'arrives à faire quelque chose, je t'en prie.

Il ne dit rien, et prend l'étui, où il sort la guitare avec délicatesse. Il revient s'asseoir sur le tabouret et recule du bar. Des notes... Il joue quelques notes pour se familiariser... Puis il entame une mélodie, je ne la connais pas, mais en tout cas, il joue vraiment bien... Tom, tu te dévoiles, j'aime ce côté musicien, ce mec me surprendra toujours autant.
- Trop bien, tu sais en jouer. Va falloir que tu m'apprennes. Dis-je fièrement.
Il continue à jouer en laissant son regard posé sur ses cordes.
- J'avais une guitare avant tous mes problèmes. Sa voix reste triste.
Il continue toujours puis au fur et à mesure de ses enchaînements, il réussit à détacher son regard des cordes. En croisant son regard heureux, une idée sort de ma tête.
- Tom ! Tu pourrais donner des cours, ça t'aiderait à gagner des sous.
- Hein ... euh, mais je suis pas fais pour ça, moi. En plus personne ne voudra d'un SDF comme prof.

J'ai mon idée bien en tête. Je vais l'aider, il va reprendre confiance en lui et réussir à gagner de l'argent.
- Mais non, ne t'inquiètes pas. Si tu veux, tu fais un test avec mon neveu cette aprèm et après on te trouvera des élèves.
Il s'est arrêté de jouer et est allé reposer la guitare dans son étui.
- Je ne sais pas Bill. Ça ne va pas servir à grand-chose.
- Mai si, mais si, j'en suis sûr et puis tu joues super bien.
- Ppff, je m'attends à rien.
- Tom, laisse-moi faire, ce soir, tu te décideras. Je vais appeler mon neveu.

Allez hop, je me lève et appelle mon neveu de 13 ans qui aimerait apprendre la guitare sèche, moi c'est impossible avec mes ongles...

Et voilà mon neveu est content, et moi de même pour Tom, mais lui est complètement anxieux.
- Mais, je n'ai même pas de cours ou de livres ?
- T'as fait comment toi pour apprendre ?
Lui lancé-je.
- Tout seul.
- Hé ben, tu feras pareil avec lui, c'est juste mon neveu.

Il reste assis sur le tabouret, à observer de loin l'étui à guitare. Comme s'il voulait déchiffrer l'objet. Bon faut peut être que j'aille m'habiller et lui rendre ses vêtements.
- Bon, je vais me laver. Si t'as encore faim ou tu veux regarder la TV, ne te gênes pas.
Il répond à peine, trop envoûté par la guitare. T'inquiètes pas Tom, la guitare doit être l'un de tes rêves, je vais t'aider à t'en sortir.

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14h, ma porte sonne.
- Tiens, ça doit être Max.
- Hein ?!
Demande Tom surpris.
- Ben mon neveu, t'as pas oublié quand même !?!
Je lui lance un grand sourire pour l'encourager, mais je vois dans ses yeux un éclair de stress. En même temps, j'arrive à ma porte et l'ouvre.
- Salut toi. Lui lancé-je.
- Bonjour tonton, tu vas bien ?
- Ouais impec', allez rentre.

Je m'écarte pour le laisser rentrer. Maxime est un petit rockeur qui se rebelle. Il m'éclate trop ce gamin, avec ses cheveux en bataille, ses tenues très rock'n'roll. Ma s½ur et nos parents disent qu'il a prit son style sur moi, ... plutôt flatteur, je dirais, mais bon ! Bon là c'est une autre histoire, Tom ! Je vois qu'il ne sait pas quoi dire.
- Max, j'te présente Tom, c'est un ami qui sait jouer magnifiquement bien de la guitare...
- ... et tu as donc, de suite, pensé à moi, qui désespère à trouver un bon prof !
- C'est bien ça !

Je vois Max me sourire et s'approcher de Tom, il lui tend la main.
- Salut ! Lance Max
Je souris à son geste et je vois que Tom reste un peu hésitant. Finalement, il lui tend à son tour la main au-dessus du dossier du canapé.
- Salut, jeune homme. Il esquisse un sourire à mon neveu.
- Bon je vois que t'as pris ta guitare, tant mieux, Max soit pas trop vorace avec Tom, il n'a jamais donné de cours, mais je suis sûr qu'il peut sans sortir.
- Ok, ok.
Il se tourne vers Tom ... Vous, enfin, tu...
- Oui, tu peux me tutoyer.
- Ok, tu en fais depuis combien de temps ?

Je vois Tom se tourner vers moi, ah non, non ce n'est pas moi qui réponds, Tom, tu te diriges tout seul.
- J'ai appris à mes 11 ans avec mon beau-père.
- Ok.

Je vois que la tension reste palpable.
- Bon, si tu montrais ce que tu sais faire Max, pour que Tom t'évalue.

Je vois que Tom me remercie du regard, Max va s'asseoir en face de lui. Moi, je les regarde tous les deux du haut de mon tabouret accoudé au bar de la cuisine, un sourire se dessine sur moi, je vois que Tom commence à se sentir à l'aise, Max a l'air de bien l'apprécier, et finalement le cour s'emballe.

L'après-midi passe, je ne suis pas resté à les regarder, j'ai préféré aller faire mes petites courses, puis j'ai continué à faire ma vie.
Je rentre à l'appartement et entend la mélodie.
Gnnnaaa, Bill en mode émerveillement, Tom et Max sont en plein duo avec les deux guitares.
Quelques secondes après mon entrée, ils s'arrêtent...
- Je vois que ça avance, ici.
- Max a des talents cachés. Me dit Tom en finissant par un clin d'½il à mon neveu.
- Je n'en doute pas, heureusement que t'étais là Tom parce que c'est pas moi l'aurait aidé.
Max commence à rire.
- ça c'est sûr, la première fois que t'as essayé tu t'es cassé un de tes ongles MDR
Tom me regarde et rigole tout en essayant de se contenir.
- Non, mais je vous permets pas ! Vous foutez pas de moi.
Non mais OH, bande de méchants, puisque c'est ça, ce soir, ce sera plat réchauffé.
- Max, tu restes mangé ? J'te ramènerai, ne t'inquiètes pas. Dis-je d'un ton sec.
- Ok.
Je reste dans la cuisine pour préparer le repas, il n'y a plus aucun bruit dans le salon, j'me demande bien ce qu'ils font. Je regarde discrètement, et ils sont en train de parler d'oreilles à oreilles. Mais, qu'est-ce qu'ils mijotent ??
Bon là, c'est bon ! Je suis jaloux. Même pas ils me parlent, et complotent avec moi.
PPfff bande de nuls, bon allez, une pizza au four et ça chauffe.

Le bruit revient dans le salon, c'est l'une des guitares, la mélodie me fait sursauter ... Je rentre immédiatement dans le salon, Mon dieu ! Tom joue mon morceau préféré, working class hero version Green Day, aaahhh magnifique. Bill fond, au secours...
- Désolé tonton, je voulais pas te vexer tout à l'heure.
Tiens lui, je l'avais pas vu se rapprocher de moi... Raah m'en fous, c'est Tom là, il joue trop bien, c'est magnifique, il joue super bien.
Je me laisse emporter par la musique et vais m'asseoir à la place de Max pour voir ses doigts s'accorder sur les cordes de ma guitare.

Il arrête de jouer. Il vient de jouer la musique en entier, Tom vient de jouer Mon morceau préféré !
- C'était ... c'était super beau Tom.
- Merci. Il parait que c'est ton morceau préféré... ?!

Je tourne ma tête vers Max qui rigole bien. Ok, toi t'es pardonné.
- Oui, j'adore l'instrumental de cette musique. Dis-je gêner.
Raah merde le blanc, j'ai baissé ma tête, mon visage doit être complètement rouge. C'est bon, je vais me taper une honte monumentale devant Tom.
- Tom, es ce qu'il serait possible que tu donnes des cours à mes potes aussi ??
Quoi ? Je relève ma tête immédiatement vers Max qui vient de sortir ça. Je vois que Tom a fait pareil aussi, étonné de la question.
- Ben euh... je...
- Mais, c'est une bonne idée.
Le repris-je ... Tom, tu pourrais te faire des sous avec ses cours et le bouche à oreille marcherait bien.
- Mmhh... je sais pas.

Bon quand il est pas décidé celui-là.
- Max parles-en à tes copains, je te dirais le prix très vite.
- Ok.

Le four ne tarde pas à sonner, on passe tous les trois à table. Le temps passe et je dois ramener mon neveu, il a cours, demain, faut pas oublier.
Je vois Tom prendre ses affaires.
- euh ... Tom tu comptes aller où là ??
- Ben, je vais repartir, je ne vais pas abuser de toi.
- Mais non, reste, maintenant qu'on t'a trouvé un boulot.
- Bill, je\

Non, non, il va pas repartir, non moi je le veux avec moi, et puis il est mieux chez moi quand même !
- Tututu, tu rechignes pas. Tu ne vas pas repartir là-bas ?! Dehors ?!
Il baisse la tête, bon, je sais je fais un peu autoritaire, mais je fais mon possible pour qu'il reste à l'appart' !
On part tous les trois, pour ramener Max chez ses parents. Quand je le dépose, je sors quelques minutes pour aller dire bonjour à ma s½ur et son mari, Tom a insisté pour rester dans la voiture, j'peux pas non plus le forcer pour ça.
En repartant Max m'a glissé un « prends soin de ton ami », que je n'ai pas de suite compris, mais quand je reviens à la voiture et que je vois Tom, je comprends ! Raah celui là, même à 13 ans et des brouettes, il détecte mes pensées.
On rentre avec Tom, et nous finissons la soirée devant un film.

[...]

2 jours sont passés, et ça fait 2 jours que je fais garderie pour les potes de mon neveu. Dès qu'ils sortent de cours, ils viennent tous squatter chez moi, bon ok, Tom est heureux, il fait ce qu'il aime, et moi je le regarde sans arrêt, je ne m'en passe pas.
Je me fais surprendre par le rapprochement de Tom.
- Viens Bill.
Il me tend la main et me fait reculer dans ma petite cuisine, pour que personne nous voie.
- Qu'est-ce qu'il se passe Tom ?!
Merde, il me fait peur là.
- Vraiment merci pour tous ce que tu as fait, tu sais tu me disais l'autre soir, que l'on peut toujours réaliser nos rêves...
- Oui...

Je vois vraiment pas où il veut en venir.
- Tu m'as énormément aidé à réaliser le mien
- ...
- Pouvoir jouer sans arrêt de la guitare.

Ah ! C'était si simple, si proche. Il me dit ça, avec un grand sourire, ah ben ch'uis content pour lui.
- J'te félicite Tom, tu vois qu'on peut même réaliser ses rêves très vite.
Oups, j'me suis emporté, je lui ai sauté au cou. Hey, il a pas l'air de mal le prendre, il m'enlace par la taille.
- Je suis content pour toi, Tom. Je resserre mon étreinte sur lui et il fait de même.
Aaaah, vous pouvez pas savoir comme je me sens bien à ce moment précis. Autant pour lui, que pour moi !

[...]

Je ferme la porte sur les 3 morveux, essoufflé de leur venue. Tom commence à mettre ses chaussures.
- Tom, tu ...
Mais, il va où encore ?!!
- No stress, je ne pars pas, tu n'es pas débarrassé de moi. Juste... j'ai envie de t'offrir un petit resto', bon ce ne sera pas énorme mais au moins pour te remercier.
Ah ben là, je suis pris au dépourvu ... Oh c'est trooop mignon, je, AH, non il faut que j'aille m'habiller.
- Ok, mais alors laisse moi le temps de passer à la salle de bain.
Vite, vite, il faut que je sois bien.
- Bill ?!
- Quoi ?
- T'as pas besoin de te faire beau.

Mais pourquoi il dit ça aussi calmement, c'est stressant, là !
- Mais t'inquiètes pas, c'est rapide.
Allez zou' le crayon, ... le far ... attend comment sont mes cheveux ? ... Affreux ! Vite mon fer et la laque... Voilà un peu soulevé, parfait !
Bon allez je so\ Merde, qu'est-ce qu'il fait là ?!
- Pourquoi tu souris ?
Tom se tient à l'encadrement de la porte de la salle de bain, et sourit en laissant sortir un petit rire.
- Rien, t'es marrant ! Je t'ai toujours vu légèrement maquillé et là, juste pour une sortie, tu te fais plus beau.
- Oui mais ... rooh.

Bon c'est bon il a gagné, je dois être rouge comme une tomate. Bouhou, j'aime pas ça.
- Allez viens Bill, t'es assez beau comme ça.
Pardon ? J'ai du louper un truc !
- C'est vrai ? Je dois avoir un pire sourire de gamin. -_-''
- Oui, c'est vrai.
Hi' gros gamin qui se retient de sauter partout dans son appartement !
Je ressors de la salle de bain, j'enfile une veste et nous sortons enfin de l'appart'.
- euh t'as une idée où tu veux qu'on aille ? Lui demandé-je, curieux de savoir.
- T'inquiètes pas, se promener dans la ville toutes les journées ça a du bon. Il finit avec un clin d'½il.
Je lui réponds par un simple sourire. Je ne sais plus trop quoi lui dire, alors j'préfère me courber, mains dans les poches.
Raah, je me demande où est-ce qu'on va...hihi c'est quand même cool, on se voit en dehors du centre et en dehors de mon appart', j'espère qu'il sait que pour moi il est quelqu'un d'important.
- Tiens, c'est là !
Je relève la tête... c'est un petit resto de base, de toute façon je ne m'attendais pas au super truc, tant que je suis avec Tom...
- C'est sympa ! Comment tu connais ?
Pendant que je le questionnait, on est déjà rentré dans le resto et le gars derrière le comptoir s'approche de nous.
- Hey Tom, ça faisait longtemps ?? T'as eu des soucis ?!
Le gars est venu lui taper dans la main, ils ont l'air d'être de vieux potes. Le gars me regarde et Tom me présente.
- Mark, j'te présente Bill, il m'a bien aidé ces derniers jours, Bill voilà Mark, un vieil ami.
- Euh ... Salut.
- Enchanté Bill.

Il me tend la main et je lui serre le poignet.
- Allez vous installer, je viens vous voir très vite pour votre commande.
- Ok, merci mec... Viens Bill.

Je me laisse entraîner, un peu confus et ne sachant pas quoi répondre.
- Tom, comment t'as connu Mark ?? Demandé-je en m'asseyant.
- J'ai travaillé avec lui, dans un autre petit restaurant, et puis lui et sa femme ont voulu ouvrir leur propre resto et moi je suis parti de mon côté, il m'a toujours un peu aidé, si j'avais vraiment besoin de quelque chose...
- O-ok.

Donc ce mec l'a aidé, et moi, j'ai pas été là pour l'écouter ? Non ?! Ben apparemment non ! Bon, ne pas commencer à taper ma crise de jalousie, y'a pas que moi sur Terre.
On se fait interrompre par Mark.
- Bon, je vous sers quoi ?
« Je vous sers quoi ? » Je sais même pas ce qu'il a dans son resto, ppfff il ferait mieux de faire attention à ses clients au lieu de persévérer dans son sourire jusqu'aux oreilles -.-'' ah merde, je crois qu'on m'attend.
- Bill, j'te propose ses pâtes bolognaises, ce sont les meilleurs.
- euh ben, oui, va pour ça.
Sourire, force toi à sourire Bill.
Mark repart, et Tom me sourit, raah il est trop mignon comme ça.
- Bill, ça va ?!
- oui, oui t'inquiètes pas. T'as pris quoi toi ?
- Pareil. Tu vois, ici, on a pris beaucoup de délires ici.
- Ah oui, vous faisiez vos rebelles, je parie ?!!
- Hum oui ... Tu vois le comptoir, on a dû le refaire au moins 4 fois...
- O.O Pourquoi ?
- Avec Mark, on faisait des concours du couteau le plus profondément planté.
- Mais... Mais c'est débile ?
- Je t'avoue que j'en suis pas fier, et que je suis du même avis que toi, mais bon, j'avais 15/16 ans donc bon... au moins on en a bien rigolé.

Je laisse échapper un petit rire, en imaginant Tom faire ces pseudo concours.
- Mais attends, avec sa femme ? Mais il a quel âge ?
- Il a juste un an de plus que moi. Et ils ont voulu se marier dès que les deux ont eu 18 ans. Ils sont fous amoureux.
- ok, je vois...

Et là, une question me tracasse, et toi Tom ? Où t'en ai de ta vie amoureuse ?
Je ne lui ai jamais demandé car j'avais peur qu'il croie que je m'incruste ou devient collant pour lui.
Ah tiens, voilà le pote qui revient avec nos plats.
- Et voilà !
Il s'installe à côté de Tom, donc en face de moi.
- Alors Bill ... Comment t'as connu notre rappeur américain ?
Je pouffe légèrement à son surnom.
- Je suis dans un centre pour les sans abris...
- ... C'est là où j'allais car il y avait des repas gratuits, et puis Bill m'a semblé fort sympathique.

Hi' gros sourire, mais je dois avoir les pires joues rosées.
- Mais Tom, il est où Stucky ?
Alors là, il aurait franchement dû se taire, mon sourire part et Tom de même.
- Il... Je l'ai perdu, enfin il s'est fait écrasé, et puis voilà.
- Ah merde ! Désolé mon pote, tu y tenais à ce chien.
- Ouai... Mais la vie continue et Bill m'aide bien, tu sais que je donne des cours de guitares à des mômes !
- Oh mais c'est bien ça, tu dois les impressionner avec tes doigts de guitariste.
Il se tourne vers moi ... Tu sais Bill, Tom nous a fait de jolies mélodies a des soirées avant, il était très populaire et avait la côte grâce à son talent ! Et il finit par un clin d'½il.
- J'imagine... Je laisse échapper un petit rire.
En même temps il me dit ça, mais bon, moi j'aurai bien aimé connaître ses soirées -_-''
- Bon et sinon t'es casé ou pas ?
Ah là, ça m'intéresse... Tom me regarde ... Oui, oui t'as raison, j'ai très envie de savoir...
- Ben écoutes ... avec toutes mes embrouilles, j'ai, j'ai pas vraiment eu le temps... d'y penser ^^
- Ah.... T'as jamais eu de soucis, je pense pas que les filles vont t'ignorer longtemps !
Le rassure-t-il.
- mmhh...
Bon là, je viens de me prendre une bonne claque. Ok, il était sur les filles. Bon ben moi, j'peux rester le super pote.
- Et toi Bill, t'as quelqu'un dans ta vie ?
Bon celui-là commence à me péter le système.
- Non !
Oh moins s'il a pas comprit avec ça.
Il nous dit qu'il repart dans les cuisines et moi je daigne le regarder, j'préfère finir mes pâtes !
- Alors t'aime ?
- Hein ?!
- Les pâtes Bill ?
- Ah oui, oui, ça va, elles sont très bonnes.
Sourié-je.
- Tu sais Mark est vraiment comme un frère pour moi, il est vraiment génial.
- Oui, j'imagine... Et puis vous avez l'air d'avoir eu de bons moments.
- Comme tous les jeunes ! Et puis je suis encore jeune, comme toi, 19 ans, on peut encore s'amuser.
- Moui...

On continue notre repas, et lui continue à blablater sur son passé. Au moins, je n'ai pas à me forcer du mien, alors je l'écoute ...
Après notre repas, Mark revient nous voir et propose d'aller rendre visite à sa femme. Je n'ai pas très envie, alors je le laisse partir, et l'attend...
Me voilà dehors, assis sur un banc, dos au restaurant, à fumer l'une de mes rares cigarettes. Il y a un léger vent frais, qui me chatouille, ma veste en cuir ne me protège pas vraiment, mais sur le coup-là, c'est pas mon plus gros des soucis ... vous devez vous douter à quoi ou plutôt à qui je pense ?
Malgré que je m'étais dit que je resterais seulement un ami pour Tom et pas plus, ce soir, j'avais qu'une envie : être Son mec, celui qui partage sa vie ! Bref... Ma cigarette évacue ce que j'ai pu ressentir tout au long de la soirée. Vivement qu'on rentre, je veux retrouver mon lit, mes draps... limite y'aura Tom dans ma chambre, j'irai dormir dans le salon, j'préfère être seul !
Je me fais surprendre par Tom qui a posé sa main sur mon épaule. On prend le chemin vers l'appart', je ne dis rien, Tom essaie d'engager la conversation mais c'est pas gagné avec moi !
On rentre dans l'appart', je pose vite les clés, laisse le soin à Tom de fermer la porte, je vais m'enfermer dans la salle de bain... Je passe sous la douche, l'eau coule sur moi, mais finalement cela m'apporte des frissons et j'en ressors... Je passe une serviette et me pose devant la glace... Pppfff j'ai vraiment une tête qui fait peur ! La soirée devait être sympa, et par ma pseudo jalousie, j'ai tout gâché !
- Bill, je vais me coucher.
Tom vient de le dire d'une faible voix, à travers la porte. Il a l'air... déçu ?! Oui, de toute façon, ça ne peut être que ça.
Je me sèche rapidement, et vais dans la chambre... Je vois que Tom est comme au premier soir, recroquevillé dans le lit, avec la lampe de chevet allumé.
Je prends mes draps, je vais éteindre la lampe de chevet croyant que Tom s'est endormi. Je sors de la chambre...
- Bill, s'il te plait...
Enfaîte il dormait pas !
- 'te poses pas de questions, dors, Tom. Bonne nuit. Je finis dans une petite voix, trop gêné.
Je m'installe dans le canapé, et cale mon visage dans la pliure du dossier et du coussin. Une petite larme vient m'accompagner, car je pense trop à cette soirée ... J'aurai préféré ne pas connaître le Tom d'avant ! Juste parce qu'il a été aimé, on lui rendait bien, et moi je suis juste qu'un simple ami.

[...]

Une sonnerie retentit dans l'appartement, c'est le téléphone fixe.
Mais putain qui c'est qui peut appeler à pas d'heures.
Putain la lumière en plus, me bouffe les yeux.
Je me lève difficilement, et attrape vite le téléphone.
- Allo !
- Bill, c'est maman !

Rah non ce n'est pas le moment.
- Coucou maman ! Que me vaut ton appel ?
- Bill, je suis désolé de t'appeler maintenant, en plus je suis sûr que je te réveille, mais je suis rentré à l'hôpital ce matin très tôt, j'ai fait un léger arrêt cardiaque.

QUOI ?? O.O
- QUOI ?? Mais Pourquoi tu me l'as pas dit plutôt ?? Dis moi où tu es ?
- Je suis à l'hôpital ****. Bill ne t'inquiète pas, je vais quand même mieux.
- M'en fous, je viens le plus vite possible. A de suite.

Rooh, non, ma 'tite maman.
Je rentre à la salle de bain, récupère mes vêtements de hier soir, et les enfile.
- Biiill...
Tom vient de me surprendre, il est contre l'encadrement de la porte.
Oh il est tout endormi, trop choupi.
- Désolé Tom, j'ai une urgence, ma mère est à l'hosto.
Il fait les gros yeux.
- Tu veux que je t'accompagne ?!
- Non, non, reste ici. Je t'appelle dans la journée ... enfin dans l'aprèm', vu qu'il est 13h, pour te dire si je rentre ou pas. Fais comme chez toi.

Il se décale légèrement quand je veux sortir de la salle de bain.
- Bill, t'es sûr que ça va aller ?
Il vient de m'attraper par mes deux épaules et s'est mis face à moi.
AH, ses yeux ... magnifiques. Non, c'est pas le moment Bill.
- Oui, oui c'est bon.
Je prends mon sac, et sort directement de l'appart' sans faire plus attention à Tom.
Quelques minutes après, je me retrouve dans les couloirs de l'hôpital a cherché la chambre de ma mère. Je trouve enfin...
- Maman ?!
Je rentre desuite.
- Bill.
- Comment tu te sens ?

Je pose mes affaires et m'approche d'elle.
- Ça va, ça va, je t'assure. C'est juste une fatigue.
- Les enfants te donnent trop de boulots, tu devrais te reposer plus souvent, j'te l'ai assez dit.
- Mais c'est rien, Bill...
- Bouhou ma petite maman chérie, tu m'as fait peur au téléphone.

J'approche ma tête de son épaule et la pose dessus. Oui, avec ma mère c'est comme ça, je suis très câlin, et elle me le rend bien.
- Bonjour Madame Swentzel. Oh, bonjour jeune homme.
Un homme en blouse vient de rentrer, ça doit être son médecin.
- Bonjour docteur, voici mon fils Bill.
Je me lève et lui tend la main.
- Bonjour Monsieur.
- Alors j'ai vos analyses qu'on a du faire ce matin. Elles sont toutes positives, je pense juste que vous avez besoin d'un grand repos madame
, dit le médecin, en regardant des papiers sur son support.
- C'est ce que je lui disais, il y a quelques minutes, dis-je fièrement, en regardant ma mère, d'un grand sourire.
- Hé ben, vous devriez écouter votre fils madame.
On rigole un peu tous les trois.
- Je vous demanderais juste de rester cette nuit chez nous, pour être sûr que vous allez mieux.
- C'est pas ce qui m'enchante, mais d'accord, merci docteur.

Il nous salut et ressort de la chambre.
- Alors, toi, comment tu vas Bill ? Tu donnes plus trop de nouvelles ?
- Ben tu sais, au boulot, je suis en repos pendant la semaine, et puis ...

Je sais pas vraiment si j'dois lui en parler, enfin j'hésite...
- Tu me caches des choses Bill.
- Oui, mais non, enfin j'héberge quelqu'un en ce moment.
- Ah... Je t'écoute, vas-y.
- Enfaîte, c'est quelqu'un du centre, il s'appelle Tom, mais j't'en avais déjà parlé. Tu sais le « dreadé » !
- Oui, oui je m'en rappelle.
- Et donc je l'héberge, et j'essaie de le sortir de la merde qu'il mérite pas...
- Et ... ?!

Quoi ? Voilà, j'ai tout dit... Ah non, j'aime pas ce regard, ... rooh je déteste les mères, elles savent tous.
- Bill, tu m'as pas tout dit, c'est qui pour toi ce garçon ?
- Ben, je ... enfin, je l'apprécie bien, c'est tout !
- Il s'appelle comment ?
- Tom !
- Très bien. C'est gentil si tu veux l'aider.
- Oui. T'imagines, il a mon âge, et il se retrouve à la rue, c'est vraiment pas cool.
- Oui, et puis Bill aime bien récupérer les beaux jeunes homme à la rue, j'me trompe ?!

Je me redresse de son épaule, où je m'étais à nouveau posé.
- Maman !!! T'es vraiment pas drôle, on peut rien te cacher... Oui, il est mignon ! Tu verrais, je suis sûr que tu craquerais.
- J'te crois. Mais là, il est où ?
- Je l'ai laissé à l'appart'.
- Et en plus, tu lui fais confiance pour lui laisser ton appart', il doit vraiment compter pour toi.
- Mamaaaannn, arrête !


Je reste toute la journée avec ma mère, et nous faisons au moins, trois fois le tour de l'hôpital ensemble.
Vers 19h, je la laisse, et je lui promets de venir la chercher à la sortie demain matin. Oui, pour elle, je suis capable de me lever tôt.
Epuisé, je rentre à l'appart', je vois Tom sur le canapé entrain de jouer une mélodie à la guitare.
- Hey^^ Bill, ça tombe bien, j'ai préparé le repas comme je savais pas à quel heure tu rentrerais !
- euh merci Tom mais... j'ai pas faim, désolé.

Je pars directement dans ma chambre.
A peine rentré, je m'étale en travers du lit. Mes jambes recroquevillés vers mon torse.
C'est con, mais je m'inquiète beaucoup pour ma mère, c'est vrai, j'aurai du lui donner plus de nouvelles de ma part, j'aurai dû faire plus attention à elle. En voulant mon propre appart' et donc une vie autonome, je me suis vraiment éloigné d'elle... Pff fils indigne !
Je me laisse emporter par la fatigue... A un moment, je crois entendre la porte de la chambre s'ouvrir, et le lit s'affaisser. Mais mon sommeil est beaucoup trop lourd, et je remue un peu, pour m'endormir plus profondément.

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[...]

Je m'éveille doucement, mais garde les yeux fermés, je me sens bien à ce moment.
Ah non, enfaîte il y a quelques choses d'anormal, j'ai un bras qui n'est pas à moi sur mes hanches. Mes yeux s'ouvrent et je vois le visage de Tom, face à moi, sa bouche légèrement ouverte... Il est resté habillé... Ah, remarque moi aussi, et je vois que c'est bien son bras qui est sur moi.
Il doit vraiment se poser des questions sur moi, ces derniers jours. 'Faut dire que je ne suis pas vraiment agréable avec lui.
Si vous étiez à ma place, je suis sûr que vous seriez comme moi, vous auriez envie de l'embrasser, c'est de la tentation !
Il commence à bouger ses lèvres, il doit sûrement se réveiller. Quelques longues secondes après, ses yeux s'ouvrent sur moi.
- Bonjour. Me dit-il.
- Bonjour.
Plus timide que moi, y'a pas, c'est sûr.
- Tu vas mieux ?
- Moui...
- Tu veux en parler ?! Tu sais, je suis là aussi pour t'aider, tu l'as bien fait pour moi.
- Mmhh...

Oui mais si tu commences à me parler comme ça, je vais pas me retenir de pleurer, et ça c'est hors de questions.
- Bill ?! Chuchote-t-il.
- Tom, c'est dur de parler, je sais pas...
- Ça sert à ça les amis, hein ?!

Quoi ? Il a dit 'ami'. Je, non, non, pourquoi mes yeux s'embuent ?
Il m'attire dans ses bras, et je me laisse porter contre son torse, quelques larmes s'échappent.
- Qu'est-ce qui t'arrive Bill ?! Pourquoi t'as plus le sourire avec lequel je t'ai toujours vu ?
- Je, non, rien, juste fatigué...
- Tu mens ! C'est ta mère qui te met dans ces états ?!
- Non, elle va assez bien, d'ailleurs ... je vais aller la chercher.

Et hop, voilà comment éviter le sujet.
- Bill...
- Désolé Tom, pas maintenant...

Je me retire de ses bras, et je viens lui déposer un bisou sur sa joue.
Il a l'air un peu déçu, mais j'ai vraiment pas la force de lui dire.
Bon allez, je vais faire un 'tit effort.
- Tom, tu veux venir avec moi ?
Il me regarde, cherchant si je blague ou pas.
- On, on va chercher ta mère ?!
- Oui, et puis ça lui fera plaisir de voir du nouveau monde !
- Ok.

On se prépare chacun de notre côté, et je préfère ne pas trop parler pour ne pas lui avouer quoi que ce soit.
Durant le trajet, le silence règne, je me gare devant l'hôpital. On rejoint la chambre de ma mère qui nous attend, assise sur son lit.
- Ah ben, j'ai cru que t'arriverai jamais. Bonjour jeune homme, Dit-elle sur un ton plus calme.
Pfff je vous jure les mères, dès qu'il s'agit de nouvelle personne, potentiellement future conjoint, elles sont desuite plus patientes, et intéressées.
- Maman, j'te présente Tom, Tom, voilà ma mère.
- Enchanté Madame.

Tom s'avance et lui tend sa main, c'est marrant, il a l'air un peu gêné.
- Bill, le médecin doit me rendre des papiers, tu veux bien le trouver pour qu'on s'en aille le plus vite.
- Oui, oui je vais le trouver, je reviens.

Bon allez, je sors, il est où ce médecin. En plus, j'ai laissé Tom avec ... Non ! Oh elle va me le payer, putain elle l'a fait exprès, ppfff, je vous jure, j'espère qu'elle ne dira pas trop de bêtises sur moi. Bon le médecin...
J'ai enfin eu les papiers, je retourne dans la chambre de ma mère, j'écoute avant à la porte.
Ils ont l'air de rires, pppff elle a encore dit des bêtises.
Je rentre... Et oui voilà qu'est-ce que je disais, Tom est assit à côté de ma mère, et ils rigolent tous les deux.
- C'est bon, j'ai tes papiers, on y va.
- Oui, allez les jeunes.

Pfff j'aime pas quand elle fait ça. Tom passe devant moi, et il me sourit. Nooon, j'ai honte là.
Dans la voiture, ma mère pose des questions à Tom, moi je ne m'intéresse pas, je regarde la route, 'faut bien pour un conducteur...
- Et dans la vie, Tom, tu as une amie ?
Quoi ? Non mais elle est vraiment pas bien.
- Mamaaaan, laisse-le tranquille.
- Je m'informe, c'est tout
, dit-elle fièrement. Alors ?
- euh non,... je n'ai personne.

Pff, en plus il baisse la tête, et voilà qu'elle lui baisse le moral.
- Et tu as quelqu'un en vue ?
- Mamaaaaan.
- Mais quoi ?

Rooh, je vais la jeter par la fenêtre si ça continue. En plus, elle le rend plus que mal à l'aise.
- Ça se pourrait.
Hein ? Quoi ? Qu'est-ce qu'il a dit ? Il a quelqu'un en vue, super, et là maintenant c'est moi qui a le moral au plus bas.
On arrive enfin, chez ma mère, je lui prends sa valise et l'accompagne jusqu'à l'appart'.
- Euh, je t'attends en bas Bill, au revoir Madame Swentzel.
- Au revoir Tom, ravie de t'avoir rencontré.
- De même.

Il lui sourit, puis nous montons.
- Maman, t'aurai pu te retenir sur tes questions ! Lui dis-je, d'une vois énervée.
- Oui ben remercie-moi, maintenant, tu as des infos, et ça se pourrait qu'il soit intéressé par toi.
- Hein ? Mais en plus tu dis des bêtises. En plus, tu l'as mis mal à l'aise avec tes questions. Et puis Tom n'est pas comme moi, alors arrêtes de t'occuper de ma vie sentimentale.
- Comme tu voudras, mais tu te trompes sur Tom, je t'assure.

Raah, je n'aime pas quand elle fait ça, on dirait qu'elle en sait plus et qu'elle cherche à nous faire languir.
Je lui dépose ses affaires et m'assure qu'elle ait tout ce dont elle a besoin.
- Bon Bill, c'est bon, je suis pas non plus une handicapée, je sais me gérer alors arrête de vérifier je ne sais quoi.
- Mais, c'est bon, je m'inquiète et toi, tu me renvoie... Pppfff y'a des jours...

Je croise les bras et attend boudeur.
- Désolé mon chéri, mais moi aussi, je m'inquiète pour toi, tu me manques ici, et il faut bien que je m'occupe de toi quand je te vois.
- Oui mais t'occupes pas de ma vie sentimentale comme tu viens de le faire.
- Ok, ok, je m'excuse.

Elle s'approche et vient quémander un câlin.
- ... mais ça ne m'empêche pas de penser la même chose sur Tom.
Je me retire immédiatement.
- Maman ?!
- C'est bon, c'est bon, j'ai rien dit. Allez file, merci pour tout Bill.
- Je t'aime Maman, à très vite.

Je l'embrasse et sort de l'appartement.
Je reprends l'ascenseur. Ce qu'elle me dit est quand même bizarre. Même si j'aime pas ses manières de faire, je garde quand même ce qu'elle me dit. Elle a du lui poser des questions, le pauvre, il devait être pire que mal à l'aise.

J'arrive très vite en bas. Tom m'attend adosser à la voiture. Il m'envoie un sourire, et je contourne la voiture pour reprendre le volant. Nous reprenons le chemin en direction de mon appart'.
- Tom, je... je suis désolé pour les questions de ma mère. Elle est vraiment directe parfois, c'est assez gênant.
- T'inquiètes, elle m'a fait rire. Elle est sympa ta mère. Tu l'aimes beaucoup, hein ?!
- Malgré des attitudes comme toute à l'heure, énormément, oui !
- Alors ne t'excuses pas pour elle, tu as la chance de l'avoir.

Hein ? Ça veut dire quoi ?
- Tu n'as pas revu tes parents depuis, c'est ça ?!
- Oui. Mais c'est pas ça qui m'empêcher de vivre, tu le vois bien ?!

Il me sourit en disant ça.
- T'es quelqu'un de courageux Tom, tu le sais ça ?! Dis-je d'une voix malicieuse.
- Je ne suis pas vraiment courageux, j'ai juste espoir qu'un jour ma vie soit meilleure.
- Et elle est en train de changer, alors tu peux garder espoir.

Cette fois-ci, c'est moi qui lui fait un sourire en lui jetant un rapide coup d'½il.
Quelques minutes plus tard, nous revenons à l'appart'.
Mon portable sonne.
- Allo ! ... Oui, je vais bien, que me vaut ton appel, tu devrais pas être en cours ? ... Hum, attend je lui demande... Tom, Max voudrait venir faire de la guitare avec toi, tu veux bien ?
- Ouai, y'a pas de soucis.
- C'est ok ! Mais j'espère que ta mère est au courant ... Ok, tu l'appelleras à la maison, à de suite.

Je raccroche et je vois que Tom est en train de préparer le repas.
- Tu fais quoi ?
- Je fais réchauffer le repas que je t'avais fait hier. Ce sera moins bon, mais bon...

Aie, c'est vrai j'ai pas été cool.
- Désolé pour hier soir. Tu as fait quoi ?
- Des haricots avec un steak. C'est simple mais je sais le faire.
- Non, c'est cool, ça me change de mes plats à base de pâtes, chez moi la cuisine, c'est pas souvent sain.
- Heureusement que je suis là, alors^^
- Oui...

Et si seulement tu pouvais rester.
- Bill, qu'est-ce qui n'allait pas ces deux derniers jours ?!
Oh non, me voilà coincé. Et je sais même pas quoi dire. Ah tiens mon vernis est écaillé, 'faudrait que je le refasse.
- Bill.
Il est venu s'asseoir à côté de moi, et m'a relevé le menton par deux doigts.
- Tom, ça sert à rien que j'te le dise. Tu le prendrais sûrement mal et puis...
- Donc, ça me concerne. Dis-le moi Bill, je ne vais pas te bouffer, et j'ai déjà ma 'tite idée sur ce qui te tracasse, alors s'il te plait...

Hein ? De quoi il a son idée ? Ah, si ça s'trouve il sait ! Il se doute que ... Non, non, au secours.
- J'peux pas te le dire... Je...
- Si tu peux pas, alors fais-le. Ai confiance.

Quoi ? Mais de quoi il parle ?!
Sa main, qui était sous mon menton, est passée dans ma nuque. Tom ne lâche pas mon regard, sa couleur marron m'enivre d'un petit bonheur, j'adore. Tellement mystérieux ses yeux.
Je m'approche de son visage, et pose aussi ma main dans son cou. Je le fais ? Je le fais pas ?
Je tente ?
Oh mon dieu, qu'est-ce que je vais faire ?
Mes lèvres se posent sur celles de Tom. Nos respirations s'échappent de nos narines et se mélangent. Ses lèvres sont douces, juste un peu humides, les miennes doivent être complètement sèches. J'apprécie très vite l'échange, yeux clos.
Lorsqu'on se recule, je réouvre mes yeux et réalise...
Oh mon dieu, non, j'ai pas fait ça !? Ses yeux ne disent rien, ils sont pas comme d'habitude. J'en étais sûr, il faut ... il faut que je m'éloigne.
- Biiiil, reviens, attends.
Je passe la porte de ma chambre, et referme derrière.
Adossé à la porte, je me laisse tomber parterre.
Putain c'te honte, il va vraiment me prendre pour un idiot.
- Bill, s'teu plait,
Il essaie d'ouvrir la porte, mais je suis appuyé dessus, donc impossible pour lui.
Une larme s'échappe, et quelques-unes suivent le même chemin.
Mais pourquoi, j'ai fait ça ? J'aurai pas dû.
- Bill, s'il te plait, ouvre moi.
- Non, vas-t-en.
- C'est vraiment ce que tu veux ? ... Moi, non. Alors j'attendrais que tu me laisses rentrer.

Mais noon. J'veux pas qu'il reste. Il va me prendre pour un débile.
Des sanglots me prennent et je laisse tomber ma tête entre mes genoux, remontés contre mon torse.
Je me suis laissé guider par les paroles de ma mère, qu'est-ce que j'avais dit, elle raconte que des bêtises ! Et moi, qu'est-ce que je fais ? Je suis naïf, et je tente mon coup, je me ridiculise.
Je reste quelques minutes, adossé à la porte, puis je rejoins mon matelas pour être plus confortable, parce que je commence à être engourdit.
J'enfonce ma tête dans l'oreiller, et me laisse guider par la fatigue de pleurer et de trop réfléchir.

[...]

Une odeur me sort de mon sommeil.
Le jour est légèrement tombé dans la pièce, j'ai dû dormir assez longtemps pour que la nuit soit tombée.
Je me relève et aperçoit un plateau sur le lit.
Je vois une assiette avec haricot et viande, les souvenirs de toute à l'heure me reviennent.
Je m'approche du plateau et mange. Le repas est un peu froid, mais tant pis, je l'aurais finalement mangé son repas...
Je sais vraiment pas quoi faire, je sais même pas où est Tom.
Bon, je mange et je réfléchirais après...
- C'est bon ?
Merde Tom ! Qu'est-ce que je fais ? Je me retourne, non, non je vais pas y arriver si je le vois.
Je l'entends marcher, je baisse la tête, mes joues doivent commencer à rougir.
- Bill, ne te caches pas.
- ... J'ai honte de moi, alors je me cache si je veux.

Il vient s'allonger sur le lit, il se retrouve face à moi, mais on est séparé par le plateau.
- Pas besoin non plus d'être sur la défensive... hey^^ pourquoi tu t'es enfui ?
- Parce que ... Parce que j'ai eu peur de ta réaction ! Comme je m'en doute.
- Bill
... Il me relève le visage ... Comment tu peux connaître ma réaction ? Tu n'es pas dans ma tête que je sache ?!
- Pff et tu vas me dires que t'as apprécié ? Tu vas me dire que tu me prends pas pour un fou ?
- Je ne dirais pas le contraire en tout cas.

Hein ? Ça voudrait dire que ... qu'il était consentant.
- Tu... Tu veux dire que... Non, tu te fous de moi.
Impossible, il ment, il se fout de moi.
Je me relève et m'apprête à sortir de la chambre.
- Bill, Bill, reste là, s'il te plait.
Il vient de me retenir par le bras.
Mon regard s'est posé dans le sien, il est ... Ses yeux sont si profonds, intenses.
- Bill, laisse moi te montrer ce que je veux.
- ...

Il fait monter sa main qu'il avait accroché au poignet, le long de mon bras, son visage se rapproche, son regard se pose sur mes lèvres, j'observe toute la scène ... jusqu'au moment où je sens ses lèvres sur les miennes.
Il vient emmêler ses doigts avec mes petits cheveux se trouvant sur la nuque. Sa bouche s'entrouvre légèrement, et vient mordiller ma lèvre inférieure. Il se retire quelques secondes après.
- Tu vas plus t'en fuir maintenant ?!
On sourit tous les deux.
- Non, je,... je pense pas.
Il replace une mèche de mes cheveux derrière l'oreille.
- Tant mieux, je me sentirais frustré à force de te récupérer.
- T'es méchant ! Tu te moques de moi.
- Mais non...

Il m'attire vers lui et je pose ma tête contre son épaule.
Il nous a attiré vers le lit, il m'a déposé lentement sur le matelas et j'ai attendu qu'il aille poser le plateau pour qu'il revienne avec moi.
Pourquoi j'ai l'impression de rêver ? Je ne pensais pas un jour arrivé jusque là. Je suis tellement différent de lui, et sûrement qu'il va pas me supporter longtemps avec mes sautes d'humeur...
Je me fais surprendre dans mes pensées par le corps de Tom venant se coller à moi, il me dépose quelques baisers sur le front... est-ce ça le bonheur d'être avec quelqu'un ?!
- Bonne nuit Bill.
- Bonne nuit Tom.

Je me colle un peu plus à son torse, et cale ma tête en dessous de son menton.
Je ne ferme pas de suite les yeux, je suis trop pensif pour trouver le sommeil, mais je me fiche de dormir ou pas, je suis dans les bras de Tom, c'est tellement beau que je préfère regarder sa peau qui est à quelques centimètres de mes yeux.

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# Enviado el domingo 07 de diciembre de 2008 08:39

Modificado el sábado 20 de diciembre de 2008 13:03

Mini-Fic = SDF [2/3]

Mini-Fic = SDF [2/3]
Partie 2

...
Je me réveille doucement. Je relève ma tête de l'oreiller, sentant juste le drap m'entourant la moitié de mon corps, et mon bras dans le vide du bout de matelas à côté.
Où est Tom ? Pourquoi il n'est plus là ?
J'ai, j'ai rêvé ?!! Non, enfin, non, je pense pas. J'essaie d'entendre un moindre bruit qui signifierait sa présence mais non...
Je me lève doucement du lit. Je suis un peu déçu de ne pas retrouver Tom au réveil.
J'avance dans le salon, je guette la moindre présence de Tom. Je tourne le visage vers la cuisine, et je le retrouve le regard perdu vers l'extérieur à travers la fenêtre.
- Tom !
- Ah Bill !
- Tu vas bien ?
- Oui, oui, j'avais besoin de réfléchir, et tu m'as fait sursauter dans le silence.
- Ok, tu as bien dormi ?
- Oui, comme depuis 5 nuits.

Je souris contre son épaule quand il vient m'enlacer.
- Désolé de pas être resté avec toi au lit.
- Y'a pas de soucis, tu fais ce que tu veux.

Je recule ma tête et vient poser mes lèvres contre les siennes, juste quelques petites secondes.
Je recule à nouveau mon visage pour le regarder dans les yeux.
Je me sens complètement gêné et abaisse mon regard pour finir par me séparer de lui et me diriger vers le ptit déj' qu'il a sorti.
- Max vient aujourd'hui ?! Me dit-il lorsque je m'assois sur le tabouret du bar.
- Je sais plus,... on est Vendredi donc sûrement que oui, il va pas s'en empêcher.
- Ok...

Il vient me déposer un bisou sur la joue, lorsque je commence à manger.
Cet élan a le pouvoir de me faire rougir, pourquoi il est de si bonne humeur ce matin ?!
- Je vais me doucher ! Crie-il déjà dans la salle de bain.
Je continue mon repas, en entendant juste les bruits de la ville et l'eau couler dans ma salle de bain.
...
Je sors enfin de la salle de bain.
Tom est encore en train de jouer de la guitare, lorsqu'il me voit me rapprocher, il me sourit tout en continuant à jouer.
Je me pose en face de lui et ne cesse d'observer le déplacement de ses mains sur les cordes.
Etant tous les deux sur le canapé, je m'allonge à l'opposé de lui, tête posée contre le dossier du fauteuil et le regarde encore et toujours.
Il finit la mélodie sur une note basse ...
- Tu joues vraiment trop bien ! Comment t'arrives à trouver une mélodie alors que tu ne l'as pas vraiment travaillé ?
- Je l'avais déjà en tête avant...et avec la guitare, j'ai... l'impression de faire une sorte de communion...'fin je sais pas comment te l'expliquer...
- T'inquiètes pas, je comprends... Tu, tu viens.

Je lui tend mes bras, et lui propose de venir se caler au dessus de moi.
Il repose la guitare et vient poser son dos contre mon torse, et sa tête contre mon épaule de droite.
- Est, est-ce qu'on... peut parler de
- De nous ?!
Me coupe-t-il.
- O-oui.
Finalement, il se redresse pour se placer face à moi, ses avants bras l'aident à se tenir au dessus de moi. Il me dépose un rapide baiser... signe du début de la conversation.
- J'ai envie de savoir, depuis...depuis combien de temps, tu te doutais que, que je, je ressens quelque chose pour toi ?!
J'abaisse mes yeux, me sentant trop gêné de lui demander ça.
- Je sais pas trop... J'ai toujours pensé que tu voulais vraiment être mon ami et puis l'autre soir au restaurant, je te voyais assez perdu quand je t'ai présenté Mark...enfin, et puis j'avais espoir que t'ais des sentiments plus que d'amitié pour moi...
- Po-pourquoi, toi, toi aussi ?
- Bill, si j'ai insisté pour que tu me 'montres' ce qui te tracassait c'est que moi aussi, j'avais des sentiments.

Je passe mes bras au tour de son cou, et le rapproche de moi pour un câlin.
- Je, comment tu as su que tu avais des sentiments, ... enfin, non, comment tu as su que t'étais gay ?
- Quand, je t'ai rencontré !

Pardon ??
Je relâche mes bras de son cou, pour qu'il se replace face à moi.
- Depuis le temps qu'on se connaît, tu, tu ...
- Oui, je pensais souvent à toi. Au début, c'était ta gentillesse, avec ton look les gens disaient souvent des p'tites moqueries sur toi, et je n'ai pas apprécié, et j'ai remarqué, que je t'appréciais beaucoup plus que ce que je pensais...

- Mais pourquoi tu restais silencieux alors ?! Je pensais que j'étais un peu trop collant pour toi.
- J'avais juste besoin de ta présence et de tes paroles.
- Tom, je, je...
- Dis rien Bill, 'te poses plus de questions. Personnellement, là je suis bien avec toi dans tes bras, je ne veux pas me poser d'autres problèmes et me compliquer la vie.
- Moi aussi, je, je suis bien avec toi.
- Et arrête de rougir, j'ai pas envie de sortir avec une tomate.

Il rit de sa blague.
Je laisse échapper un sourire et le pardonne rapidement lorsqu'il pose ses lèvres sur les miennes, pour m'éviter de faire une moue.
Il fait quelques petits mouvements avec ses lèvres, les miennes sont complètements sèches et il vient les humidifier avec le bout de sa langue.
Ses avant-bras restent en appui sur le canapé, mais ses mains viennent caresser mes hanches tout doucement. Moi, j'ai une main perdue derrière son cou et une autre posée sur son dos.
J'entrouvre légèrement mes lèvres pour laisser son muscle découvrir ma bouche.
Mon Dieu ! Mon corps ne réagit plus, ses caresses me donnent la chair de poule, j'ai à la fois chaud et froid, sa langue me fait autant d'effets lorsqu'elle vient butter sur la barrière de mes dents. Je laisse échapper un 'humm...' qui fait sourire Tom.
Je veux lui donner moi aussi du plaisir, et décide de faire rencontrer ma langue avec la sienne.
Cette fois-ci, c'est lui qui gémit, il a dû être surpris au contact, satisfait, je recommence et fais jouer nos deux muscles ensembles.
Mes deux mains caressent ses bras et épaules en faisant remonter les manches à chaque mouvement.
J'ai l'impression de rêver.
- Toom... chuchoté-je.
Il recule son visage pour me regarder et vient embrasser mon nez, mes joues tout en m'écoutant.
- J'ai l'impression de rêver.
- Alors, je t'en supplie ne te réveille jamais
, me dit-il en plongeant un regard complètement sérieux dans le mien.
Je repasse mes bras sur ses épaules, et l'attire contre moi.
Il se relâche et pose à nouveau sa tête sur mon épaule pour calmer notre échange.
Mais il continue à déposer quelques baisers dans mon cou sous le lobe de mon oreille, ce qui me procure quelques tremblements.
Je soupire de bien-être, je suis SI bien, là en ce moment même, faite que ce moment ne s'arrête pas...
Nous restons comme ça, jusqu'à nous faire surprendre par la sonnette de ma porte. Tom sursaute, car il s'était endormi sur moi.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Rien, c'est la sonnette de ma porte, ça doit être Max.
- Ah...
Il retombe mollement sur moi ... C'est injuste des réveils comme ça.
- Allez courage, par contre il va falloir que je me lève, pour aller lui ouvrir.
- Moui ...
Son visage se redresse ... Un bisou.
Je souris de sa demande et vient l'embrasser en plaçant mes mains de chaque côté de ses joues.
On se relève et je finis par faire rentrer Max et un de ses amis.
Tous les trois, avec Tom, s'installent, chacun avec sa guitare en main.
- Les garçons, je vais faire les courses. Pas de bordels, ok ?!
- Ouiiiii...
me répond Max.
Je regarde Tom et il me fait un grand sourire.
- Oh faite Bill, tu vas mieux ? Me demande Max précipitamment.
- Euh ben, euh, oui pourquoi ?
- Ben, je sais pas comme hier tu es resté dans la chambre.
- Oui, Tu Sais, tu avais un peu de Fièvre Hier.
Dit Tom en insistant sur les mots.
- Ah oui, oui t'inquiètes pas ça va mieux, j'ai dormi et c'est passé. Allez à toute à l'heure.
Je sors et avant de monter dans ma voiture, j'appelle un ami à qui je n'ai non plus pas donné de nouvelles depuis un moment.
- Allo Bill ?!
- Ouiii, Gus' comment tu vas ?
- Bien et toi ? Ça fait plaisir de savoir que t'es en vie.
- Oui désolé, j'étais euh... un peu occupé. Dis, je vais au centre ville, tu veux venir boire quelque chose avec Moi ? Histoire qu'on passe du temps ensemble.
- Ouaiii, y'a pas de soucis. Toujours au même bar ?
- Toujours !
- Alors à de suite.

Il raccroche.
Gus', c'est Gustav, un ami de lycée avec qui je n'ai pas perdu contact. Il travaille dans un magasin de musique, et il s'est magnifiquement bien joué de la batterie. J'en ai marre toutes ces personnes qui savent jouer d'un instrument et moi qui ne sait pas faire 2 enchaînements sur un quelconque instrument.
Quelques minutes après avoir rejoint le centre ville, et garé mon GMC, je suis installé à une table du bar 'noch mich' attendant Gustav.
- Salut toi.
- AH ! Gus', comment tu vas ??

Je me lève pour le prendre dans mes bras.
- Assez bien. T'as commandé ?
- Non, je t'attendais.
- Ok...
On commande très vite un cappuccino chacun... Alors dis moi, qu'est-ce que tu fais en ce moment ? T'es en vacance, non ?!
- Ouai, heureusement parce que j'en avais un peu marre de mes journées au collège.
- C'est sûr que surveiller des gosses pas assez matures, ça doit être crevant.
- Mmhh... Et toi la boutique, ça fonctionne bien ?
- Ouai, j'ai dit à mon père d'arrêter de m'aider car maintenant je m'en sors très bien, je suis vraiment content que mon projet ait marché.
- Je suis content pour toi.
- Et enfaîte maintenant j'ai envie de proposer des cours.

Hein ? J'ai bien entendu ?
- C'est-à-dire ?
- Ben je fais de la batterie, donc je pourrais donner des cours... et puis pourquoi pas donner des cours de guitares électriques puisque j'en vends.
- ... euh Gus', j'ai une question ! ... Si tu joues de la guitare sèche, c'est la même chose que si tu joues sur une guitare électrique ? À part le fait que le son ne sort pas pareil !
- Normalement, oui pourquoi ?
- euh... laisse moi quelques jours, mais je pense t'avoir déjà trouver un prof...
- C'est-à-dire ?
- Je, euh, comment te dire...
- Bill, tu ne m'as pas tout dit de tes activités de vacances, j'me trompe ?!
- Euh ben, non. Tu sais le gars que je te parlais, le « dreadé » ben, je euh, enfin il vit chez moi... et, enfin, il est très bon guitariste, et bon ben, il a besoin d'argent donc enfin si tu veux bien, le tester au moins !
- Mais bien sûr... C'est même super ! Comment il s'appelle ?
- Tom.
- Ben parles-en lui, je serais ravi de le voir à l'½uvre.
- Super, t'es génial ! Demain t'es au magasin ?
- Oui.

- Alors j'essaie de passer demain. Par contre, il n'a que ma guitare pour jouer, parce que tu sais, il était un peu à la rue, et enfin là j'essaie de l'aider comme j'peux donc il n'a pas sa propre guitare.
- Pas de problèmes.


...
On continue à parler de plusieurs choses, mais là je suis heureux, simplement heureux pour Tom, j'espère qu'il acceptera, c'est vraiment une chance, et je n'avais vraiment pas pensé à demander à Gus' pour les cours de guitares. Plusieurs minutes après, on se sépare, on se souhaite une bonne soirée, et j'espère le revoir demain.
Je vais donc faire mes courses comme prévu et rentre à la maison.
- Je suis re\
- Mais t'étais où ?

Oulà je viens de recevoir un calamar en pleine poire.
- Il te faut tant de temps pour faire les courses ?!!
Il me sert fortement.
- Hey^^ Tom, tout va bien, je suis rentré... J'ai des bonnes nouvelles pour toi, c'est pour ça que j'ai mis du temps, ... je suis désolé.
Il se recule et vient m'embrasser.
C'est dingue comme les rôles peuvent vite changer entre nous deux. Un coup, c'est lui qui me console et me rassure, et quelques minutes (ou heures xD) c'est le contraire. Il me prend les paquets des mains.
- Alors viens, on va ranger les courses, et tu m'expliques.
On se dirige donc vers la cuisine.
- En fait, j'ai vu un ami, il s'appelle Gustav, et il tient un magasin d'instruments de musiques, et par pur hasard il m'a dit qu'il recherchait un prof de guitares électriques, et donc... es-ce que tu serais capable d'assurer ces cours-là ?!!
- Tu, tu as pensé à moi ! Je, je sais pas, enfin il faudrait que je vois, je n'ai plus l'habitude dans jouer de l'électrique, et...
- Si tu veux, on fait un test demain, il serait ravi de t'avoir le plus vite... Et puis j'ai vanté tes mérites quand même^^
- Bill, je...

Je me suis arrêté de ranger les affaires, lui aussi mais je crois que ça fait un moment qu'il a arrêté. Je m'approche de lui, et pose mes mains sur ses anches.
Sa tête est complètement baissée, il doit vraiment rien y comprendre en ce moment, tout doit s'accélérer dans sa tête.
Je me courbe pour atteindre ses lèvres. Au moment du contact, il relève son visage et je peux approfondir de moi-même notre échange.
Il passe ses bras dans mon dos pour m'appuyer à lui, et moi je frotte mes doigts entre sa peau, et la couture du bas de son tee-shirt.
Juste pour qu'il soit rassuré, pour lui montrer que j'ai confiance en lui, et qu'il n'a pas à avoir peur.

Je fais séparer nos lèvres d'un smack bruyant.
- Tom, essaye juste, tu n'as rien à perdre... Gustav est vraiment quelqu'un de gentil, tu n'as pas à avoir peur... C'est mon meilleur ami, alors ais confiance en moi.
- Tu, tu as vraiment confiance en moi ?! C'est pas plutôt tes sentiments qui te rendent si confiant.

AH ! Comment il ose dire ça. Pff... je vais continuer à ranger, va, j'ai l'impression de perdre mon temps pour lui.
- Ok, si tu le vois comme ça, je suis un aveugle de première, donc un idiot...
- Non, là c'est toi qui interprète mal... mais comprends moi...
Il me remet face à lui... Il y a tout pleins de choses qui me tombent dessus depuis une semaine et tous ça, en grosse partie grâce à toi,... Je sais plus quoi penser. Pour moi, c'est giga, fantastique, mais est-ce que ce petit bonheur ne va pas retomber ?!!
- Ne pense pas à des choses négatives, tu as une grosse ocaz' facile, je ne la laisserais pas partir à ta place.
- ... Je le ferais.

Il me dépose un long baiser.
- ...Mais ne m'en veux pas de douter... J'ai besoin de réaliser tout ce qu'il m'arrive.
Je me pose sur lui et il m'entoure de ses bras, je pose mon visage contre son cou et lui dépose un baiser.
- Si tu doutes accroche-toi à moi, je suis là pour ça.
On se sert l'un et l'autre avec nos bras.
- Merci Bill, merci pour ce que tu fais... T'as fait tellement de choses pour moi.
Je ne dis rien, je préfère sourire et le serrer un peu plus dans mes bras malgré que ce soit impossible.
- Allez, viens je vais préparer un truc à manger... Ravioli, ça te va ?
- Wep !

Il s'installe sur l'un des tabourets du bar et moi je prépare notre repas.
- Le père de Max est venu le chercher, y'a une demi heure. J'ai eu l'impression qu'il était un peu gêné de me voir vivre chez toi.
- Ben il devait être surpris... Et puis tu sais, j'ai pas eu le temps de parler de toi à mon entourage.
- Moui, c'est vrai... Qu'est-ce que je vais faire demain, chez ton ami ?!!

Je m'accoude sur le bar.
- Déjà, c'est dans son propre magasin et puis sûrement qu'il te fera des tests, je ne sais pas trop.
- ... Tu me crois si je stresse.

Il est trop marrant, il plonge sa tête dans ses bras croisés sur le bar.
Je m'approche de son oreille.
- Ne stresse pas, tu es le meilleur guitariste au monde.
Il relève légèrement sa tête pour voir juste ses yeux dirigés vers moi.
Il sort un petit rire.
- Quoi ? Pourquoi tu ris ?
- Pour rien... T'es trop marrant.

Je ris légèrement avec lui et lui dépose un bisou sur sa tempe avant qu'il retombe sa tête dans ses bras.
...
Nous finissons la soirée devant la TV.
Au moment d'aller dans ma chambre, Tom se retourne vers moi...
- Bill, je pense qu'on pourrait ranger ton matelas et que, que tu pourrais dormir avec moi, enfin tu pourrais récupérer ton lit quoi !
- Je suis d'accord, tu m'aides ?

Et nous voilà à ranger mon pseudo matelas.
Je me dirige vers la salle de bain, pour enlever mes vêtements et me mettre en boxer. Oui je sors -enfin si on peut appeler ça 'sortir' pour le moment- avec Tom mais me déshabiller devant lui, ça me gêne un peu.
Je ressors et il tâte une place à côté de lui pour que je le rejoigne.
Il vient me prendre dans ses bras, et m'embrasse le crâne.
- Bill, t'as pas à voir honte de te déshabiller devant moi.
Il me dit ça en me le chuchotant à l'oreille.
Son souffle et ses paroles me gênent complètement et pour pas faire voir ma gêne, je m'occupe d'éteindre la lampe de chevet.
- Bill ?
- Quoi ?
- T'es beau.

Je pose l'un de mes doigts sur ses lèvres.
- Chut, ne parles pas pour rien.
Il me sourit et embrasse le doigt posé sur ses lèvres. Puis il le prend dans ses mains et son visage s'approche de moi, pour venir m'embrasser.
Mes deux mains passent dans son cou, pour le rapprocher encore plus vite de moi.
Avec sa main se trouvant côté matelas, il caresse ma joue, et de l'autre il fait de grands vas et viens sur mon dos. Ce qui me procure une chair de poule sur l'ensemble de mon corps.
Je fais descendre mes deux mains ensembles sur son torse et mes lèvres suivent le chemin en passant par son menton et sa pomme d'Adam. Je souffle dans ma descente et remonte un peu pour venir suçoter sa peau et la gratifier de petits baisers bruyants.
Mes petits vas et viens ont l'air de le faire réagir, puisqu'il soupire de bien-être et gémit de temps à autres. Ses doigts sont venus s'emmêler dans mes petits cheveux situés sur la nuque, ce qui me procure à nouveau de petits frissons.
Des petits pétillements m'envahissent le ventre, c'est étrange, j'ai l'impression d'avoir une montée d'adrénaline, et en même temps une bouffée de chaleur.
Merde ! Soudain je comprends mes bouffées de chaleur... raah non pas ça, c'te honte... Pourquoi il se met au garde à vous ??!! Bouhhoouu... En même temps, c'est naturel, je suis vraiment con !
- Ça va Bill ?!
Je plonge mes yeux dans son regard... Bien sûr que ça va, je suis dans tes bras, tu me cajoles, tu m'embrasses, tu me laisses te toucher, te déposer des baisers, et je suis dans le même lit que toi, bien sûr que ça va.
- Oui, je suis parfaitement bien.
Je remonte face à son visage et l'embrasse pour terminer notre étreinte et enfin s'endormir.
Son bras qui était dans mon dos, fais chemin arrière et se pose sur mes hanches. Il vient me déposer un bisou sur mon nez, je ferme les yeux pour apprécier.
Puis il se laisse tomber sur le dos et je viens me caler contre son flanc gauche, avec sa main qui me tient les hanches et une de mes jambes enroulée avec sa jambe gauche.
Je dépose un dernier baiser sur le bas de son épaule.
- Bonne nuit, Tomi.
- Bonne nuit ptit ange.

A ces derniers mots je l'embrasse au même droit sur l'épaule et me colle encore plus contre lui.
Qu'est-ce que c'est bon d'être avec lui. Il est doux, attentionné. J'aime être dans ses bras, je me sens protéger, au chaud, dans mon cocon, dans Notre propre cocon.

[...]

- Allez viens... Toooom, pas maintenant ! Tu sais qu'on est entrain de se foutre une honte devant tout le monde !
- M'en fous ! J'ai plus important à penser...

Lorsque nous marchions vers le magasin de Gustav, il s'est soudainement arrêté et assit sur un banc. Il a planté son visage dans ses mains, dont les coudes sont posés sur les genoux.
Et moi, je reste l'idiot à essayer de le faire se lever.
- Mais Tom, fais pas ton gamin...
- ...

Je me décide à m'asseoir près de lui et passe ma tête entre son bras et son visage.
Je lui dépose un bisou sur la joue.
- Tom, s'il te plait... Soit confiant. Tout va bien se passer... Tu te rappelle quand tu m'as incité à t'embrasser, alors que je n'avais pas le courage de t'avouer quoi que ce soit depuis des mois... et ben lance-toi, toi aussi... Tu n'as rien à perdre, et puis tu n'es vraiment pas mauvais, alors aie un peu confiance en toi.
- ... Bill ? Tu me trouves chiant ?

Je rigole un peu de sa question, pas du tout logique.
- Pas du tout, t'es le plus adorable des guitaristes en mode calamar.
- Gnagna, t'es méchant !
- Non, j'essaie de te faire oublier.

Il tourne sa tête vers moi. Un léger sourire apparaît dans le coin de ses lèvres.
- Je sais plus quoi te dire... pour te faire comprendre que tu stresses pour rien. Tom, fais un effort !
- ... ok, ok laisse-moi reprendre mes esprits deux minutes.

Je lui dépose un vif baiser et pose ma tête sur son épaule.
J'attends qu'il se décide...

On arrive enfin dans le magasin de Gus', j'entre le premier.
Tom a sa main dans la mienne.
- Gus', c'est Biiil !
Il doit être à l'arrière du magasin.
Tom me lâche la main et se dirige dans le coin des guitares, j'imagine que c'est son paradis ici.
- Ah Bill, comment ça va depuis hier ?
J'me suis fait surprendre par son arrivée, je me tourne face à lui.
- Bien, je t'ai amené Tom... J'te cache pas qu'il est complètement stressé. Fis-je en chuchotant.
- Pas d'soucis...
Il s'approche de Tom qui est en pleine observation des guitares, moi je reste, appuyé sur le comptoir à regarder et écouter.
- Salut Tom !
Gus' s'est approché silencieusement, il l'a surprit et Tom a fait un léger sursaut.
- Euh, Salut.
- Alors il paraît que tu joues de la guitare ?
- Oui, je, je viens pour la proposition pour faire des cours.
- Wep... Viens, je t'emmène dans la salle là... Bill ?
- Pas d'soucis, j'te garde le magasin... Laisse la porte ouverte que je vous entende.

Tom me regarde et je le rassure comme je peux avec un sourire.
Ils se mettent tout les deux au travail et moi je m'assois sur le petit tabouret derrière le comptoir. Je m'amuse à fouiller dans les papiers de Gus', curieux de savoir ce qu'il cache... Mais je ne trouve que les papiers d'attribution d'instruments, ppfff il pourrait cacher des petits secrets sur des filles sur qui il craque, il est pas marrant.
Bon ben pas grand-chose à faire, je sors mon mp3 et cale ma tête sur mes bras croisés sur la table... Faut bien que je m'occupe en attendant.

[...]

- Bill, Bill, youhou...
Ah je crois qu'on m'appelle...
J'ouvre les yeux et vois Gus' et Tom, un peu en retrait.
Je retire mes oreillettes.
- C'est comme ça que tu gardes le magasin ?
- Désolé... une grosse fatigue ! Et vous deux alors ?
- Ben écoute, y'a pas de soucis pour moi. Tom est très bon.

Je souris à sa phrase, je pose mon regard sur Tom qui doit être en train de jubiler intérieurement.
Je sors un grand sourire de satisfaction.
- Alors tu vas le prendre ?
Gustav se tourne vers Tom.
- S'il veut toujours ?
- Bien sur que je veux toujours.

Je me lève et prend Gus' dans mes bras.
- Merci Gus', t'es super.
On se sépare et Tom présente sa main à mon ami pour le remercier.
- Ben merci pour tout, et donc à lundi ?!
- C'est bien ça.

On finit par sortir du magasin.
- BILL !
Ah ben on manquait à Gus' !
- Pour fêter le nouveau job de Tom, ça vous dit que vous veniez mangé chez moi ce soir et qu'on sorte ?!
- Euh ben pour moi, c'est ok, Tom tu serais d'accord ?
- Ben oui, pourquoi pas.

Je me retourne vers Gus'.
- Ok, ben chez toi à 20h, c'est ok ?!
- Sachant que tu auras 30 minutes de retard, ok c'est bon !

Les deux rigolent et moi, je commence à partir, mimant mon état vexé.
J'entends Tom saluer Gustav, et s'approcher de moi.

[...]

Nous sommes arrivés il y a une demi heure chez Gustav. Miracle, je n'ai pas été en retard, ce qui m'a permit de bien le faire remarquer à mon 'cher' ami.
Nous sommes déjà à table, et Gustav nous a fait un délicieux repas, j'avoue qu'il est vraiment plus doué que moi, et lui au moins il a des idées plus évoluées que mes pâtes.
La bonne ambiance est vraiment là, Tom n'a pas l'air de dire le contraire, il rigole bien avec nous.
- J'ai, j'ai une question à vous poser ?
Oulà, Gus' vient de dire ça, d'une voix sèche et sérieuse, je m'attends au pire.
- Ben, vas-y, on t'écoute.
- Je, enfin, vous, vous êtes ensemble ?

Ah oui, ça j'avais pas prévu, et on en a pas vraiment parlé avec Tom. Enfin, j'ai plus fait semblant d'oublier le sujet.
Je sens le regard de Tom sur moi, qui attend une réaction de ma part. De toute façon, qu'est-ce que je peux dire ? Gus' savait que j'avais des sentiments pour Tom et il doit bien se douter que... enfin s'il se pose c'te question c'est qu'il doit avoir des doutes...
Je pose mon regard dans celui de Tom pendant quelques secondes.
- Je n'vais pas vous bouffer, vous pourriez me répondre. S'impatiente Gus'.
Je lâche le regard de Tom pour venir à celui de Gustav.
- Oui, nous sommes ensembles. Je n'ai pas voulu vraiment te le dire avant, car ça fait à peine deux jours, et, et 'fin voilà quoi, tu comprends ?!
- Mais y'a pas d'soucis, c'est que je voulais juste être fixé pour pas non plus dire des bêtises... Depuis le temps Bill, tu dois être content.

Oh le salaud ! Je dois être la pire tomate... Mon dieu qu'est-ce que va penser Tom ?! Il va croire que j'me suis fait des films et des fantasmes sur lui... Remarque, c'est pas le contraire, m'enfin, non il doit pas le savoir.
- T'as pas autres choses à dire Gus' franchement ! Merci l'ami !
- Je ne dis que la vérité.

Aaaahhhh, 'vé mourir de honte.
J'entends Tom laisser échappé un petit rire discret, roohh je m'enfonce là encore plus.
Il doit se moquer de moi, c'est sûr.
- Hey, Bill, te cache pas, j't'ai déjà dit de pas avoir honte, ok ?!!
Mon regard baissé vers mes cuisses, observe la main de Tom venir me caresser le haut de la cuisse, comme pour me rassurer qu'il est là, et qu'il... qu'il me comprend.
Je relève la tête, l'idée d'une vengeance me vient.
- Au moins moi, j'ai quelqu'un !
Gustav reste surpris par mon retour de situation. Puis laisse échapper un rire, ok, il a comprit ma 'tite vengeance.
- Oui, j'avoue... En tout cas, vous allez bien ensemble.
Je rebaisse à nouveau la tête un peu gênée de sa franchise, mais la main de Tom sur mon genou fait un peu plus pression et je relève la tête pour l'observer, je remarque un sourire satisfait et heureux sur son visage, il me le transmet et je continue mon repas...
Nous arrivons enfin à une boîte de nuit ou moi et Gustav avons l'habitude d'aller avec une bonne partie de nos amis, peut être qu'on en croisera.
C'est une boîte assez spéciale car autant on peut venir que pour le coin bar, plutôt bonne ambiance, avec beaucoup de tables et chaises, autant il y'a une piste de danses où tout le monde reste agglutiné.
En fait, beaucoup de nos amis sont là. Avec Gus' on les a aperçus du haut des escaliers quand nous sommes rentrés.
Tom me tenant la main, me fait une légère pression pour que je me tourne vers lui.
- Bill, je connais personne, j'pensais pas que...
- T'inquiètes pas je t'oublie pas, tu vas voir ils sont tous aussi cool que Gustav. Je, ... Par contre, je...
- Quoi ?

Il voit que je bidouille à réfléchir.
En fait, je sais pas si j'dois leur annoncer pour moi et Tom ou pas. S'ils sont comme Gus', ils vont le prendre bien, c'est sur, mais je sais pas... D'un côté j'ai envie d'attendre pour être sûr avec Tom, pour qu'on puisse en parler, mais d'un autre j'ai envie de leur dire, pour que moi et Tom on passe une soirée tranquille sans un quelconque éloignement. Pff... Ils sont comme Gustav, alors pourquoi me compliquer la vie ?!!
- Non, pas d'soucis, viens, on va aller avec eux.
Je le gratifie d'un sourire, et d'un clin d'½il, il me sourit à son tour, mais n'a pas l'air très rassuré de mes réflexions pour moi-même.
On suit Gustav à travers la foule, puis nous rentrons sur la partie bar.
Lorsque nos amis nous reconnaissent, tous nous appellent et nous invitent à venir avec eux.
- Hey Bill, Gustav, venez! Crie Nicolas.
On s'approche en prenant tout les trois une chaise.
- Salut ! Leur lance Gustav.
- Hey Bill, comment tu vas ?? Ça fait longtemps qu'on a pas eu de tes nouvelles !
Ça, c'était Georg, sa phrase a été approuvée par les trois autres.
- Désolé, un peu occupé, j'vous présente Tom.
Tous en ch½ur...
- Salut Tom ! Moi c'est Dirk, et j'te présente ma copine Julia.
Julia lui sourit gentiment, et Tom lui répond par un bref 'salut'.
- Après tu as Nicolas et Georg... Continué-je en les montrant du doigt.
- Salut ! Disent-ils en synchro.
- Tu es déjà venu ici ? Demande Nicolas.
- Euh, non pas vraiment, je sors pas beaucoup.
Oui, bon là, j'avoue les questions vont pas être cool pour lui, sachant qu'il n'a pas grand-chose à dire.
- Bon sinon, comment tu vas Bill ? Qu'est-ce que t'as fait de beau cette semaine de vacance ? Demande Dirk.
- J'ai pas fait grand-chose, depuis le week-end dernier j'aide Tom à trouver un job dans la musique, parce que c'est un très bon guitariste, et en faite Gus' va pouvoir lui créer un job, donc voilà...
- Oui, j'avoue il est très bon musicien.
Accentue Gustav.
- Comment vous, vous êtes connus ? On t'avait jamais vus avant Tom ?
J'pense que là, je vais devoir répondre à Julia à la place de Tom.
- Vous savez, je travaille au centre des sans abris les week-end, et Tom a eu des soucis, et je le connais depuis un certain temps, et là j'ai décidé de l'aider.
Je regarde Tom, il a l'air d'approuver ma réponse.
- Ah Bill et sa gentillesse, impressionnant ! En tout cas, j'te rassure, avec Bill, quand il aide quelqu'un, il le fait jusqu'au bout, il est déterminé. Insiste Nicolas.
- Oui, j'ai remarqué.
- Bon, c'est bon parlez pas de moi comme ça.

On continue un peu à parler, puis nous commandons un saut de bières pour toute notre table.
Les discussions partent dans tous les sens. Tom est en conversation avec Nicolas et Gustav, moi je parle avec Dirk, Georg et Julia. On parle d'eux, de leur semaine, et de tout ce que j'ai pu rater en oubliant de leur donner de mes nouvelles.
Georg s'approche de moi, et me parle à l'oreille.
- Dis-moi Bill, il est quoi pour toi Tom ??
Hum... ça se voit tant que ça ?!! Je regarde un peu Tom qui commente la piste de danse avec Nicolas et Gus', puis me retourne vers Georg, j'attends que Dirk et Julia m'écoutent, et d'un simple regard, ils ont comprit que j'allais leur parler sérieusement.
- Je sors avec Tom, depuis deux jours, voilà, vous le savez.
- Hey, mais c'est supeeer !
Crie Dirk.
Bon lui et la discrétion, ça fonctionne pas beaucoup !
- Ravis pour toi, me disent plus calmement Georg et Julia.
- Qu'est-ce qui se passe ici ? Intervient Nicolas.
Bon, ben autant que tout le monde le sache. Je prends la main de Tom sous la table.
- Je dis juste que Tom et moi, nous sommes ensembles, autant que vous le sachiez tous !
- Oh... ok, c'est cool, ravi pour vous deux !

Tom me regarde un peu surpris, mais moi je lui lance le plus grand des sourires, qui ne tarde pas à me renvoyer.
Il s'approche de moi, et vient près de mon oreille.
- T'es adorable.
Il me dépose un bisou sur le bord de l'oreille, ce qui me fait doublement écarter mon sourire.
Je retrouve son visage face à moi, et je ne me gêne pas et viens l'embrasser, d'un simple baiser en surface. Je dépose ma main dans son cou, pour lui montrer que je ne veux pas me cacher de quoi que ce soit, pour lui montrer que je suis bien avec lui, et que je suis fier de le dire à mes amis.
On se sépare, en se lançant un grand sourire, et les discussions reprennent avec toute la petite bande.
Un moment de la soirée, les trois nouveaux amis, Nicolas, Gustav et Tom sont partis sur la piste de danse, moi je suis avec Georg, pour parler un peu tout les deux. Notre bière à la main, il me pose quelques petites questions sur moi et Tom, et nous rigolons aussi quand on reparle de nos années lycées et bêtises à gogo.
J'aperçois Tom de temps en temps, à travers la foule, il a l'air de s'amuser tant mieux. Ça lui permet de se changer les idées.
- Dit ça te dit qu'on les rejoigne sur la piste ? Me lance Georg.
- Ouais, pourquoi pas, vous gardez la table ?!
Dirk et Julia acquiescent et nous partons en direction de la piste.
En plein milieu nous cherchons les trois autres, mais c'est assez difficile à marcher sans se faire bousculer.
Nous arrivons enfin à Nicolas et Gustav...
- Où est Tom ?
- Ben, il a dit qu'il te rejoignait.

Gustav s'est arrêté de danser, commençant à s'inquiéter de pas me voir avec lui.
- Bon, j'reviens, j'vais le chercher...
Gustav me sourit, et je repars.
Je ne tarde pas à le trouver,... en train de parler à une fille.
Ah non, là ça va pas le faire. Elle n'est pas moche, elle n'est pas bimbo, elle est juste simple, non, mais elle croit quoi ! C'est mon mec !
J'me sens un peu possessif sur le coup !
Lorsque Tom me voit, il me lance un grand sourire, et me tend le bras pour que je vienne me caler dessous... J'crois que j'viens de me faire une 'tite frayeur. Je passe mes bras autour de sa taille...
- Tu m'excuses, mais la personne que je cherchais m'a trouvé, donc bonne soirée.
Hi', il est très marrant mon Tom. J'crois qu'enfaîte il en avait marre de cette fille, vu comment il a laissé.
- Alors comme ça, tu te fais accoster par les demoiselles ?
- Tu sais que tu m'as manqué ?!

Il me dépose un baiser sur le haut de mon crâne et nous repartons vers la bande.
- Ah ben, il t'a retrouvé !
- Oui, je l'ai trouvé en train de se faire draguer par une fille.
- Ah Tom, fais gaffe Bill peut être très jaloux.
- Ça j'avais compris, il est pas très discret.
- Ooohh méchant.

J'me retire de sous son bras, mais il m'attrape le poignet, et m'attire contre lui pour me déposer un baiser sur mon front.
- Tu danses ? Me lance-t-il.
- Avec plaisir.
Je lui lance un sourire, et nous nous déhanchons sur le rythme musical de la boîte.
La nuit continue, et nous décidons de tous partir vers les 4h du matin.
Heureusement que Nicolas habite à quelques rues de chez lui, parce qu'il est un peu mort. Moi et Tom ça va, on a un peu bu, sans trop faire d'excès, on rigole de bon c½ur. Les autres sont tous aussi clairs, et ont juste la bonne humeur mélangée à la fatigue de fin de soirée.
On laisse tout le monde, mais Georg et Gustav viennent avec nous, je les ramène puisque c'est sur le chemin du retour.
Enfin les deux déposés, nous repartons chez moi.
- J'ai passé une bonne soirée Bill, merci.
- Moi aussi, j'ai passé une bonne soirée, et tu étais là, c'était doublement mieux.
- Mmhh... c'est vrai que j'en ai appris sur toi ... Tu avais vraiment des vues sur moi depuis longtemps ?
- Oui, non, enfin, oui mais, roohh... C'est pas marrant, pourquoi tu souris ?! Pff si c'est pour te foutre de moi, j'te laisse sur le bord et tu rentres à pied.
- Ok, c'est bon, j't'embête pas plus.

Il tire sur sa ceinture et se rapproche de moi pour venir me déposer un bisou.
Je souris tout en restant concentré sur la route.
On finit par rentrer à l'appart'.
Je pose négligemment mes affaires et me laisse tomber sur le canapé.
- J'en peux plus !
Merde, j'aurais pas du faire ça, comment je vais arriver jusqu'au lit moi !
Je vois Tom se rapprocher de moi et me tendre la main.
- Ne t'endors pas sur le canapé. Un dernier effort et tu seras mieux sous la couette.
- ... mmhh

Je tends ma main, et il m'aide à me relever.
Arrivé dans la chambre, cette fois-ci, ce sont mes vêtements que je laisse tomber négligemment au sol, pour me diriger directement dans le lit.
Tom fait pareil et vient lui aussi se laisser tomber sur le matelas.
Je m'approche de lui et il vient me prendre dans ses bras.
- Bill/Tom.
Oups, j'crois qu'on a chacun un truc à dire... Je pense que c'est le moment que je lui dise ce que je pense de lui, de lui avouer mes sentiments, j'me sens bien là pour lui dire, mais bon... peut-être que je trouverais une autre occasion.
- Désolé, vas-y Bill...
- Je, je sais pas vraiment par ou commencer...
- Commence par le début n'aie pas peur...
- Tu sais, tous ce que mes amis ont dit, à chaque fois, j'avais honte, pa-parce que dans un sens c'est vrai, ça fait longtemps que j'pense à toi... et, et puis maintenant, 'fin, maintenant qu'on est ensemble, ben, enfin je voulais te dire que, que je t'aime beaucoup, je t'aime comme un être peu aimé son âme s½ur, comme la moitié de l'autre, et puis j'aime être avec toi, ça confirme tout, tout ce que j'ai pu penser de toi. Enfin pas que tu crois que, que j'me suis fait des fantasmes et tout, mais bon, 'fin tu vois quoi ! Et puis\
- Bill, t'en as dit beaucoup, laisse-moi à mon tour te parler.

Ah c'est bizarre comme il vient de le dire, il a l'air vraiment sérieux, ça ferait presque peur.
Je me sépare de son torse et ses bras où j'étais calé, et me pose sur mes coudes, pour pouvoir le regarder.
- ... Depuis que tu m'héberges, j'ai appris à mieux te connaître. Avant quand on se voyait au centre, c'était surtout pour parler de moi, mes problèmes, et ceux de la rue, et finalement je connaissais pas grand-chose de toi, à part que tu étais Bill, le gars qui s'inquiète toujours pour moi. Mais là, durant c'te semaine, j'ai pu savoir qui était Bill, et je reste convaincu que tu es quelqu'un de formidable et de très attachant. Et rougis pas, car c'est vrai ce que j'te dis. Mais j'ai aussi appris une chose,... tu peux être plus qu'un ami, et je suis bien content d'avoir découvert ça ! J'me suis vraiment attaché à toi, Bill. Peut être que ça se voit pas, mais tu es ma petite source d'énergie, celui qui me fait croire à un bonheur... J't'assure Bill, j'te remercierais jamais assez pour tout ça, t'es formidable Bill.
Il dit plus rien, je crois qu'il a finit... Je, je sais vraiment pas quoi dire. Il, enfin, tout ce qu'il vient de dire, je sais pas comment l'interpréter. Enfin oui, je suis heureux, qu'il m'avoue tous ça, j'pensais pas que Tom serait un jour auprès de moi, en train de me dire qu'il est heureux d'être avec moi.
Je ne préfère finalement rien dire, et sors ma tête de mes pensées pour joindre nos lèvres. Ses mains se posent sur mes omoplates pour me serrer un maximum contre lui. Les miennes sont situées près de son visage et caressent son front de chaque côté.
On s'échange un baiser délicieux et très doux. Nos muscles se sont vite rencontrés et jouent ensembles. Nos respirations se mélangent et un petit frisson me prend sur tout le corps.
Tom m'attrape par les hanches et m'incite à me placer au-dessus de lui.
Son torse nu contre le mien, Gott ! Une vague de chaleur m'a complètement enrobé, j'ai laissé échapper un soupir dans notre baiser au moment où j'me suis posé sur lui.
Je me sépare de notre étreinte.
- Je t'aime Tom, ton bonheur rend le mien encore plus fort. Sache-le !
Il me sourit et me repose un baiser bref, pour m'inciter, après, avec sa main, à poser ma tête contre son torse.
Je lui dépose quelques petits baisers sur le haut de son torse, comme pour marquer l'endroit où je vais dormir, comme si je préparais mon nid.
Je pose ma tête, fais quelques courtes caresses avec le bout de mes doigts, pour finir par m'endormir au rythme de sa respiration calme.

[...]

1 mois est passé...
Oui, ça fait un mois que Tom vit chez moi, et qu'il a le job avec Gustav. Ils ont l'air de bien s'amuser à chaque fois au magasin, et Tom est vraiment ravi de faire ça, il gagne bien, et commence à prévoir quelques petits projets.
Moi, je fais toujours mon p'tit boulot à mi-temps dans le collège, à chaque fois que je rentre, je suis épuisé, les gamins sont chiants, encore plus sachant qu'on arrive à la fin de l'année scolaire et que les beaux jours arrivent.

Là, je suis rentré depuis 14h, et je suis installé sur le canapé, à lire une revue de mode, et une musique en fond. J'aime ce moment, rien qu'à moi, rien que pour moi, c'est ma petite tranquillité...
Des minutes passent encore, et Tom finit par rentrer à l'appart'.
- C'est moi !!!!
Je tourne ma tête vers Tom qui rentre encore une fois très joyeux, avec un large sourire, que je lui rends.
Il se positionne derrière le canapé, je penche ma tête en arrière, et il vient déposer ses lèvres sur les miennes.
- Tu vas bien ? Lui lancé-je lorsqu'il se dirige vers la cuisine.
- Très bien et toi, ta journée ?
- Comme d'hab'.

Il vient s'allonger sur le canapé et posé sa tête sur mes genoux. Le voilà caché par mon magazine que je lis.
Je le sens bouger un peu, je ne peux apercevoir que ses dreads qui retombent sur mes genoux.
D'un coup, je sens mon tee-shirt se relever, et Tom vient immédiatement poser un bisou sur mon ventre.
Par surprise, j'ai laissé sortir un cri, et j'ai éjecté mon magazine.
- Tom, t'es fou ! J'ne m'attendais pas à ça.
Il laisse échapper un petit rire.
- T'es trop marrant...
Il repose à nouveau un baiser, et je n'peux m'empêcher de me contracter.
- Tooommm...
Il continue et amplifie ses baisers. Par moments, il fait frotter son piercing, ce qui m'arrache d'autres gémissements.
Et puis plus rien, je redresse ma tête, que j'avais laissé tombé en arrière à causes des sensations que me procurait Tom.
Il s'est assit sur le canapé et me regarde souriant. J'évade mon regard vers le bas de mon tee-shirt, et un peu honteux de ce qu'il vient de me faire, je tire, vers le bas, le tissu.
- Tom, pourquoi tu souris comme ça ?
- Tu sais que t'es beau !

Je croise les bras, boudeur.
- T'as pas autre chose à dire. Dis-je ronchonnant.
- Désolé, pouvais pas m'empêcher de te le dire... J'ai, j'ai quelque chose pour toi...
- Ah...

Il s'étire en arrière, et sort un paquet cadeau de l'arrière du canapé.
- Tiens, quand je l'ai vu, j'ai pensé que tu aimerais...
- Ooohh Tom, il fallait pas...

Vu la forme du cadeau, j'pense que c'est un CD, mais j'préfère rien dire, et m'empresse de tirer sur le papier pour savoir.
C'est un cd de 3 doors down, super, je ne l'avais pas.
- Oh c'est vraiment gentil Tom.
Je m'approche de lui, et l'enlace le plus fort possible.
- Merci Tomi.
- Je t'aime Bill.

On se sépare un peu, et je viens coller nos fronts ensembles.
- Tu n'as pas besoin de me faire de cadeau pour que je le sache, tu sais ?!!
- Oui, mais j'avais envie.
- T'es adorable Tom,... je t'aime.

J'ai laissé un blanc avant de lui dire.
On s'embrasse comme deux jeunes gamins qui viennent de se découvrir leur amour, sauf que là, ça fait un mois que Tom et moi, nous sommes ensembles. Un mois de pur bonheur. Il est adorable, vraiment. Ce dernier mois, je l'ai vécu sur un petit nuage. C'est parfait.
Pourtant, quelque chose me chiffonne. J'aime Tom, j'en suis sûr. Je suis sûr de ce que je ressens pour lui, et pourtant, les deux fois où on s'est laissé emportés par notre passion, c'est moi qui ai dominé. Je bloque. Rien que l'idée qu'il puisse me faire l'amour, mon ventre se tord. J'ai peur. Non - je suis terrifié. Mais un jour faudra bien que j'me lance, que je le laisse faire... et me donner la chose dont j'ai peur.
Tom joue avec ma langue, ses mains sont posées sous mon oreille, et les pouces font de petites caresses sur mes joues. Mes mains sont sous son tee-shirt, à caresser ses flancs. Je les fais descendre sur le bas de son dos, en faisant quelques petites griffures sur la descente.
Tom vient se mettre à califourchon sur moi, je blêmis légèrement lorsqu'il se positionne, mais je ne laisse rien paraître. J'me fous une claque intérieurement pour ne pas changer nos positions.
Il commence à faire descendre ses mains le long de mon torse, elles vont se réfugier sous mon tee-shirt et entament des petites caresses qui me font réagir facilement.
Je veux aller plus loin, je veux faire plus, je veux connaître le plaisir...
Je me sépare de lui.
- Tom, ... Viens.
Il se recule et se met debout ne comprenant pas pourquoi j'ai tout arrêté.
Je lui prends la main, et l'attire vers la chambre.
Une sensation de gêne me prend, ai-je bien raison ? Pourquoi pourrait-on pas faire comme d'habitude ? Ne dit-on pas qu'il faut innover dans un couple ?
Arrivé dans la chambre, je me remets face à lui et rentame un baiser. Mes mains vont directement sous son tee-shirt et le tirent vers le haut. Nos lèvres se séparent rapidement, le temps que son tee-shirt passe sa tête. Au lieu de reprendre ses lèvres, je vais finalement mordiller le haut de son torse, et laisser ma trace de quelques coups de langues.
En même temps, ses propres mains viennent triturer le bouton du haut de mon jean. Il finit par le déboutonner, et tout en faisant descendre ma fermeture éclair, il caresse du bout des doigts mon membre qui commence à s'éveiller et durcir. Ses mains passent de chaque côté de mon pantalon pour le laisser descendre. Après quelques mouvements, je réussis à l'enlever. A mon tour, je déboutonne son jean qui a plus de facilité à descendre au sol, et lui aussi, se retrouve hors des jambes de Tom.
Etant toujours en action sur les épaules de Tom, je reviens reprendre ses lèvres, et lui mordille son piercing, et lui, vient me chatouiller le coin des lèvres avec sa langue. La scène pourrait paraître très érotique, mais il n'en est rien, c'est un simple échange d'amour, de besoin du contact avec l'autre.
Je me décide, et tout en reculant vers le lit, je l'attire vers moi. Je me laisse glisser sur le lit. Pendant ces lents mouvements, nos regards ne se quittent pas, je veux lui faire comprendre, je veux qu'il m'aide et surtout que ce soit lui.
Je m'allonge au milieu du lit, il reste à genoux ne comprenant pas pourquoi je ne fais pas comme d'habitude. Finalement, il n'a toujours pas comprit. Je lui tends la main pour l'attirer vers moi, tout en lui faisant un petit sourire.
Il vient contre mon oreille, sans toucher nos corps, et me chuchote.
- Bill, tu es sûr ?

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# Enviado el sábado 20 de diciembre de 2008 11:13

Mini-Fic = SDF [3/3]

Mini-Fic = SDF [3/3]
Partie 3

- Ce que je suis sûr c'est que je t'aime, je veux apprendre plus...avec toi.
Même si j'ose, je sens mon ventre se tordre, je suis crispé à un point impossible, j'm'imagine les pires douleurs à sentir.
- Tu es magnifique Bill,... On va faire doucement, j'te le promets.
Par instinct mes jambes se sont écartées et Tom se retrouve entre elles. Il se pose sur moi, nos corps se touchent, enfin. On sort tous les deux un gémissement, et nos bouches se retrouvent. Les deux muscles se joignent, jouent et font une sorte de danse ensemble.
En même temps, nos mains s'aventurent sur nos corps. Lui passe ses deux mains sous mon tee-shirt pour me l'enlever, une fois fait, il vient m'embrasser le torse et jouer avec chacun de mes tétons. Ce qui me donne un plaisir démesuré. Sous l'effet du plaisir mes mains s'emmêlent à ses dreads, et j'halète fortement.
Tom vient pendant quelques secondes reprendre possession de mes lèvres, pour à nouveau s'attarder à mon buste, un peu plus bas. Il embrasse mes faibles abdos, aspire la peau et vient engouffrer sa langue dans le creux de mon nombril.
- haan.
Je ne peux pas me retenir plus, si vous saviez tous les courants électriques qui me traversent le corps et qui me font grimper de désirs. C'est lui qui mène le jeu, je ne contrôle rien, je suis complètement à sa merci.
Tom commence à triturer les jambes de mon boxer, il passe ses mains à l'intérieur, juste pour venir me caresser et titiller l'intérieur de mes cuisses.
Il finit par tirer mon boxer et embrasse en même temps mon ventre pour me faire oublier l'action faite.
Encore une fois, il remonte le long de mon torse et vient mordiller mes lèvres.
- Je veux que tu connaisses ce plaisir Bill... Tu es magnifique.
Il vient m'embrasser, et je commence à sentir l'une de ses mains, passée sous mon entrejambe, pour venir titiller les alentours de mon intimité.
Je me vide de mon souffle -toujours en l'embrassant- lorsqu'il l'effleure. Je ne sais plus quoi penser, quoi dire, faire marche arrière ? Non, impossible, je veux aller jusqu'au bout, malgré que mon ventre soit retourné, tordu, et que mes doigts se crispent sur le pauvre drap qui se mélange à notre échange.
Il caresse le contour de mon entrée, son bout de doigt fait pression pour me procurer encore quelques spasmes.
Après d'autres caresses de ce genre, il rentre doucement son doigt, je ressens tout, mon dieu ! Je le sens faire un retour, l'effet produit est immédiat, j'en redemande et Tom l'a bien remarqué, il recommence et rentre un peu plus de son doigt, il le fait doucement, avec patience, et je meurs de plaisir lorsqu'il fait quelques mouvements à l'intérieur. Il réussit à m'arracher des gémissements de son prénom, j'entrouve mes yeux, et je le vois me sourire.
- Tu vas bien ?
Si je vais bien, bien sûr que je vais bien. J'aimerais tellement pouvoir te remercier de tout ça, mais là pour le moment c'est impossible, les mots ne sortent pas très clairs. Je finis par lui sourire.
- Je vais bien, j'en redemande.
Il s'approche, dépose un baiser sur mon nez puis mes lèvres.
D'un effort, je tends mon bras vers la commode pour attraper le lubrifiant. Tom me voit faire, et se positionne à genoux entre mes jambes.
Je reprends quelques peu mes esprits, et m'occupe de faire chauffer le liquide entre mes doigts. Je me redresse, et vient prendre entre mes mains le sexe durcit de Tom.
Lui, il attrape ma tête, et vient quémander l'entrée de ma bouche pour venir jouer avec ma langue. Lorsque mes vas-et-viens sur son membre me semblent bon, je m'écarte de lui, dépose un bisou sur son torse, puis me rallonge, me retenant seulement sur mes coudes. Je relève mes genoux et positionne mes pieds à plat sur le lit. Il rougit un peu lorsqu'il vient placer son membre face à mon entrée, et moi en sentant ce faible attouchement, je gémis presque ronronnant.
Il commence à rentrer son gland, j'en perds ma mâchoire et fais tomber ma tête en arrière, mon dieu, vais-je mourir de plaisir ?
Tom me regarde, je crois qu'il attend...
- Continue, ça...ça va aller...
Il ressort mais renfonce son sexe. Je laisse échapper un cri.
En continuant ses vas et viens en moi, je me suis finalement accroché à ses hanches et suis ses mouvements.
Durant tous ces mouvements, il m'a chuchoté plein de mots doux, comme moi quand je lui avais fait découvrir ces plaisirs durant sa première fois.
Soudain, une envie de plus m'envahit.
- To-om, accélère, je,...je veux plus.
Il me sourit, et vient m'embrasser et finit par exécuter ma demande.
Quelques minutes comme ça, et mon plaisir s'intensifie, je ne vais pas tarder à venir.
Au même moment, Tom se libère en moi, et laisse échapper un cri de jouissance, les gouttes de sueur, le long de son visage, se sont multipliées, et je peux juste dire qu'à ce moment il est beau, juste ça, juste là, à ce moment.
Il fait quelques allers-retours encore en moi, et je finis par venir, sur nos deux ventres, dans un cri aigu.
Tom détourne l'½il légèrement sur mon ventre, et sentant monter ma gêne, je l'attire vers moi. Son regard posé sur moi est malicieux, il vient s'allonger. Tom attrape un bout de tissu et vient frotter mon ventre.
Il finit et me regarde, je lui souris gêné et il vient m'embrasser la joue.
Je crois bien qu'il attend que je parle, mais je suis autant essoufflé que lui, et ma respiration saccadée se voit par le va-et-vient de mon buste.
- ... J'ai, j'ai ai-aimé.
- J'suis content alors, ... t'as fait un bel effort.

Il m'attrape le visage et me le tourne vers lui pour qu'on s'embrasse à nouveau. Je me laisse emporter et m'allonge sur lui, me posant à demi sur son torse et emmêlant l'une de mes jambes avec la sienne. Il me tient par les côtes et me caresse le dos.
- Je t'aime Tom, merci.
- Merci à toi, petit bou'. Dors maintenant.

Je lui dépose un dernier bisou mouillé sur le haut de son torse, encore moite de nos ébats et je pose ma tête sur l'endroit même pour m'endormir.

[...]

Quelques jours plus tard.
Nous sommes tous les deux au magasin de Gustav, enfin moi je traîne dans le magasin, en faisant le réceptionniste, et les deux sont dans la salle pour les cours, un groupe d'ados et venu leur demander de les écouter... En clair, ils veulent leur avis. J'entends vaguement leur son, c'est pas mal, j'espère que les deux compères ne vont pas faire leur dur.
1h plus tard, ils sont tous ressortis, les ados avaient l'air satisfait et ravi d'avoir eu des avis de Gustav et Tom, ils repartent tous avec leurs instruments.
Tom s'approche de moi, et s'accoude sur le comptoir du magasin.
- J'ai faim, ça te dit qu'on aille se manger un truc, nous deux ?!!
J'aime quand il prend ces initiatives, il est trop chou.
- Nous deux, nous deux ?!!
J'accompagne d'un grand sourire d'enfant croyant pouvoir avoir le jouet dont il rêve depuis des jours.
- Rien que nous deux.
Aaaahh ses yeux sont si sincères à ce moment là. Je fonds... Non, non, Bill, stop, on se ressaisit.
- Cool ! Gus', on te laisse. Promis, Tom reviendra à l'heure.
- Pas d'soucis, bon app' les gars.

Nous voilà partis. Nous trouvons un restau' quelques rues après, et nous installons et nous retrouvons vite avec nos plats face à nous.
- Bill, tu sais, j'aimerais pouvoir participer à ton loyer d'appartement... ça fait longtemps que je squatte chez toi, et tu ne veux jamais que je participe à n'importe quel frais.
- Parce que j'veux pas, c'est tout. T'as pas à t'en faire.
- Mais comprends que c'est gênant pour moi, j'ai l'impression de m'incruster, c'est même plutôt vrai. J'voudrais juste t'aider 'un peu'. Tu dis souvent « notre appart' » alors laisse moi faire comme si c'était aussi le mien, j'veux pas non plus te le piquer ou quoi que ce soit, mais je vis avec toi, il faut bien que je t'aide c'est naturel.
Moi, je veux pas parce que j'veux qu'il garde ses sous pour sa future guitare, j'veux qu'il puisse réussir à vivre avec ce qu'il gagne...
- ... alors, j'veux bien que tu m'aides mais pour les courses où des choses comme ça, mais franchement Tom ne cherche pas à m'aider pour ça, pense à toi.
- j'aurais essayé... t'es borné !

héhé qu'est-ce tu crois chéri ?!
- Hé oui.
Amusé par sa réflexion, je ne l'ai pas vu blêmir, je ne l'ai pas vu perdre son sourire, et sa bonne humeur. Son regard est perdu derrière moi, j'hésite à me retourner, puis le fait finalement... mais rien n'est étrange.
- Tom, y'a un soucis, tu te sens bien ?
- Bill, prends ton sac, on s'en va.

Il s'est déjà levé, et m'a attrapé le poignet.
- Mais Tom, on paie pa\
- Viens Bill, discute pas s'il te plait.

Il me tire assez fort, et j'me fais tirer brutalement.
J'crois qu'enfaîte, il avait peur de personnes sdf, qui étaient apparus sur la place où l'on était. Il me fait tourner à plusieurs rues et nous revenons essouffler au magasin de Gus'.
- Qu'est-ce qui vous arrive ? Dit surpris Gustav.
Je ne fais pas attention à sa question.
- Tu peux m'expliquer ce léger contretemps ?! Ça va pas de me tirer comme ça. Dis-je énerver.
- Désolé Bill, ce sont de vieilles connaissances de la rue, je, je ne préférais pas qu'ils me revoient. Et qu'ils te voient, toi.
- Pourquoi ?
- Bill...Ces mecs sont dangereux, et sachant qu'il ne m'aime pas vraiment, je veux pas qu'il te fasse du mal non plus.
- ...

J'ai rien à dire. Mais j'suis quand même énervé. Il aurait pu m'en parler, et puis je sais très bien me défendre, j'suis pas non plus sans force.
Gustav intervient dans le silence.
- Allez, calmez vous les gars, s'ils vous ont pas suivis, y'a pas à s'en faire, ok ?!
- mmhh.

Le reste de l'après-midi, nous restons au magasin, Tom travaille sur des mélodies en plein milieu du magasin, et Gustav fait quelques papiers, on reste tous les trois tranquilles, sans trop se fouler.
Vers 17h, on quitte Gustav. Toujours énervé par Tom, on marche côte à côte et mes bras sont repliés, mains dans les poches. J'avance en regardant nos pieds marcher au même rythme. C'est peut être minable ce que je fais, mais j'suis quand même vexé, et en plus il ne m'en a jamais parlé. C'est pas en essayant d'oublier que les problèmes partiront.
- Bill.
- Oui.

Je relève ma tête, nous ralentissons notre marche et nous nous mettons face à face.
- Tu te fais de fausses idées, j'ai jamais voulu\...
- Tiens Tom, ... j'vois que t'as changé le clebard contre une tapette... Tu te trompes si tu crois que tu peux mieux te protéger.

Les gars que craignait Tom sont à quelques mètres de nous.
Quoi ? C'est, c'est moi la tapette... ça fait mal ça. Je sens Tom se contracter. Par peur, j'me suis collé à lui, et ses poings sont près à partir. Qu'est-ce qu'il va faire ? Pourquoi ces gars s'approchent ?
Tom met son visage face à moi, je lis déjà dans ses yeux ce qu'il va me demander...
- Bill, s'il te plait, retourne au magasin
- Tom, tu\
- Vas-y et appelle la police.

Il est sûr de lui. Moi, je ne veux pas le laisser là, je ne sais pas ce qu'ils vont lui faire, ce qu'il a pu déjà endurer avec eux. Dans ses yeux, il veut que je lui fasse confiance, mais j'ne sais plus... J'me laisse convaincre, j'lui chuchote un « j'reviens vite » et il s'écarte de moi, pour me faire comprendre que je dois faire vite.
Un dernier regard vers lui, et je le vois discuter avec les gars. Je me presse et cours vers le magasin. J'arrive enfin et Gustav me voit essouffler puis affoler.
- Gustav appelle la police, Tom a des soucis...Vite !
Il réagit enfin, et accourt à son téléphone.
Je m'assois sur une chaise, mains sur le visage.
- Bill, dis moi ce qui s'est passé...
- Tu, tu as appelé la police ?!
- Oui, ça y est je l'ai fait, ils vont pas tarder...
- C'est, c'est les mecs de toute à l'heure. Tu sais ce que Tom redoutait, ben ils se sont retrouvés face à nous... et Tom m'a dit de venir au magasin... Gus', j'ai peur d'y retourner maintenant, si on retrouve plus Tom, s'ils lui ont fait du mal...
- Mais non, mais non... Tu te fais des films, j'suis sûr qu'on retrouvera Tom facilement...

Gustav qui était en face de moi, agenouillé, m'attire sur son épaule. Quelques larmes perlent, j'ai vraiment peur, j'aurai du rester avec lui... si ça s'trouve il est entrain de se faire frapper et moi je pleure sur l'épaule de mon ami, ppff j'suis qu'un lâche...

[...]

- Mon collègue l'a retrouvé, prenez cette trousse de premier secours, moi j'appel une ambulance.
Oh non, ça veut dire qu'il va pas bien, qu'il souffre. Automatiquement avec Gustav, on se relève et on suit les instructions de l'inspecteur. Puis nous partons dans la direction qu'il nous a indiqué. On aperçoit le coéquipier sortir d'un cul d'sac, où il nous fait des gestes pour qu'on le rejoigne.
J'accélère le pas, arrivé à sa hauteur, il me prend la trousse, et je tourne le regard vers le cul d'sac. Tom est posé contre un mur, le visage grimaçant se tenant le bras.
Je ne peux m'empêcher de laisse échapper son nom.
- Tom.
J'accours vers lui, très vite, je me retrouve agenouillé près de lui, et l'encerclant de mes bras.
- Tom, ça va ? J'ai eu peur. J'suis désolé... J'ai fais le plus vite possible, j'te jure.
- Bill, Bill. C'est bon, ça va...

Je me recule pour le regarder, il me montre son bras.
- ... J'ai juste cette égratignure. C'est fini, ne t'inquiètes pas.
Je regarde un peu sa blessure, il tient un mouchoir dessus, elle est assez profonde. Je repose mon regard sur lui. Comme j'ai eu peur qui lui arrive un truc trop grave. Il me sourit, comme s'il voulait me rassurer, je lui renvoie un simple étirement, et vient directement lui déposer un petit baiser.
- Allez jeune homme, montre-moi ton bras.
L'inspecteur nous interpelle, et il prend ma place auprès de Tom. Je me retrouve avec Gustav.
- Allez tout va bien maintenant ... L'ambulance va arriver, t'inquiètes pas.
Il y a quelque chose qui m'échappe. Pourquoi il a besoin d'une ambulance pour un bras ?
- Po-pourquoi vous avez besoin d'une ambulance ?
Les deux me regardent, et puis Tom abaisse le visage.
- Qu'est-ce que t'as Tom ? Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?
- Rien, Bill...
- Tu mens ! Pourquoi tu dis rien ?!

Je m'approche d'eux, plus précisément de Tom.
- Tom...
L'inspecteur m'interpelle.
- Jeune homme, votre ami a mal aux côtes, j'ai peur qu'il en ait quelques-unes de cassés.
Je repose mon regard dans les iris de Tom.
Je lui fais un léger sourire de compassion, et finalement m'écarte pour laisser finir le soin.
Quelques minutes passent, les passants sont curieux, et viennent commenter la scène. Moi je leur lance des regards de foudre pour les faire dégager.
L'ambulance finit par arriver. Et lorsque il faut déplacer Tom, je vois que la tâche se fait difficilement. Tom en se relevant ne peut faire aucuns efforts, il est mis de suite sur une civière pour lui éviter d'autres mouvements.
Il me tend le bras, j'attrape sa main et m'approche de son visage.
- Tout va bien, Bill.
- J'suis là Tom, j'te lâche pas.


[...]

Un médecin finit de lui poser des bandages tout autour des côtes de Tom. Ce dernier gémit de temps à autres de douleurs. Il doit vraiment avoir pris des sales coups.
On règle des tonnes de papiers sachant que Tom n'a toujours pas actualisé les siens. Et j'me bats avec la secrétaire pour les finir et lui faire comprendre que Tom est sous ma tutelle, sachant que je participe au centre des sans-abri.
Nous sommes bien restés 2h dans l'enceinte de l'hôpital. J'suis plus qu'énervé, Tom doit souffrir le martyre avec mes réflexions qui s'ajoutent à la douleur de ses côtes.
Nous rentrons enfin chez nous, 'chez moi'. J'aide Tom à s'installer sur le canapé. Les règles du médecin sont qu'il doit faire le moins de déplacement possible pendant les 3 jours à suivre.
J'attrape le téléphone.
- Tiens appelle Gus' pour lui donner de tes nouvelles. Je vais préparer le repas. Tu veux manger quoi ?
C'est peut être direct, mais là j'ai pas envie de parler.
- Bill ?
- Tu veux manger quoi ?
Insisté-je.
- Ce que tu veux, j'ai pas trop faim.
Bon hé ben...ce sera plat réchauffé et puis c'est tout.
Je prépare notre repas dans mon silence. Tom regarde la télé.
Je sors de la cuisine, pour rejoindre Tom sur le canapé.
- Tiens, j'ai fait réchauffer des raviolis. Je vais t'aider.
- Non, c'est bon, je peux me débrouiller.

Il me prend l'assiette des mains. Remarque, il a mal aux côtes, pas au bras. Je prends à mon tour mon assiette et me cale dans le canapé.
Plus ambiance aussi morte, tu meurs. Je ne sais pas ce qu'il m'a prit d'être aussi froid, mais Tom n'est pas mieux.
J'aimerai pouvoir le soigner, m'occuper de lui, mais j'ai peur de lui faire mal, de faire un faux mouvement. Et puis s'il est distant, c'est peut être parce qu'il m'en veut pour quelque chose. Peut être que je l'ai laissé, il a cru que je l'avait lâché. Pourtant je croyais bien faire en l'écoutant. J'aimerai me faire pardonner mais avec ses bandages, je ne sais vraiment pas quoi faire, j'ai vraiment peur de mal m'y prendre et que ses douleurs se réveillent.
- Bill. J'ai sommeil, tu pourrais m'aider à me relever.
- Oui.

Je me redresse et me place face à lui. Je le prends sous les bras et les siens viennent s'accrocher dans mon dos.
- Tu es prêt ?
Il affirme d'un seul mouvement de tête. Je prends appui sur le dossier et j'attire Tom vers moi. Il se retrouve contre moi, accroché dans mon dos, sa tête repose sur mon épaule. Il finit par se redresser, et il prend à nouveau appui sur moi et nous marchons jusqu'à la chambre. Je finis par allonger Tom, dans un dernier gémissement plaintif de sa part.
Je finis par le border.
- Dors bien.
- Attend tu vas où ?
- Je-je vais nettoyer nos assiettes, ranger nos affaires et je me coucherai après.
- Non... Viens, laisse-les, je... je veux profiter de toi.
- Je vais te faire mal Tom...
- Bill, fuit pas. Je m'en fous que j'ai mal ou pas, je te veux contre moi.

Il me sourit, il n'a plus l'air énervé ou en colère. Je décide de me mettre en boxer, et je le rejoins à ma place dans le lit.
Je me positionne sur mon flanc, vers lui. Je prends l'initiative de lui faire quelques caresses le long de son bras.
- Bill, qu'est ce qui t'arrives ?
- Rien.
- Tu mens. Pourquoi tu étais énervé en rentrant ? Pourquoi tu es distant ?
- J'ai peur, j'ai eu peur, et je n'sais pas quoi faire dans l'état où tu es.
- ... Viens contre moi.
- Mais ?!
- Viens contre moi, si j'te le dis, n'ai pas peur.

Je l'écoute et me rapproche contre lui.
Je sais pas quoi dire c'est horrible. J'enfouis mon visage sur le haut de son épaule et me frotte contre lui. Je crois qu'une larme s'échappe de mes yeux. Pff, j'suis qu'un faible. Je l'efface très vite avec ma main, mais d'autres reprennent le même chemin et vont s'écraser contre l'épaule de Tom.
- Bill... Pleure pas, c'est fini maintenant.
Sa voix de réconfort redouble mes larmes.
- Tom... J'ai eu peur. Je t'assure.
Il m'attrape l'une de mes mains et la serre fort.
- Je t'ai laissé avec ces mecs, ils étaient face à toi. Et moi j'suis parti. Ne sachant pas comment t'allai finir... Seul face à eux. Tu m'as dit de partir.
- C'était pour te protéger.
- Oui, tu m'as dit de partir, je t'ai fais confiance mais j'peux pas m'empêcher de culpabiliser.
- Non, non, Bill culpabilise pas, il faut pas. On n'pouvait pas savoir. Et puis il fallait bien prévenir la police, c'est bien ce que tu as fait.

Je sens sa deuxième main venir me caresser la joue.
- Calme toi Bill... Promis quand j'irais mieux, j'te ferais un meilleur câlin que je suis en train de te faire. Tu n'as pas à pleurer.
- Je t'aime Tom. Je veux pas te perdre.
- Tu me perdras pas Bill.

Sachant qu'il ne peut pas bouger, je m'approche de son visage et vient l'embrasser. Je prends appui sur le matelas et vient quémander l'ouverture de sa bouche.
Ses mains viennent se perdre dans mes cheveux, ça me procure de grands frissons, je sens une chaleur rassurante m'envahir. Si vous savez comme je l'aime, Cette journée était horrible, j'ai imaginé tous les scénarios.
- Dors Bill, le cauchemar est fini.


[...] Quelques semaines plus tard. En plein Eté.

Raahh il me désespère, j'arriverai pas à savoir sa date d'anniversaire.
- Allez Dis-le moooi...
- Non !
- Pourquoi ? C'est important de savoir la date d'anniversaire de son copain.
- Non, j'veux pas que tu le saches.
- Mais c'est débile ! De toute façon je le saurai bien un jour...

Rooh mais il est bête, il a honte ou quoi ? ... Mais ouiii, je suis bête, je suis sûr que c'est pour ça, il a honte de sa date... Hein ?! Mais pourquoi il aurait honte ??
- Tom ! T'as honte de ta date d'anniversaire, c'est ça ?
Ah ah, ses yeux viennent de s'agrandir.
- Non, non, c'est ... c'est pas du tout ça.
- Mouai, c'est ce qu'on dit... Je trouverai bien, de toute façon.
- Le plus tard sera le mieux. Bon tu veux que je cuisine ce soir ?
- Oui, oui, vas-y, il faut que j'appelle Georg'

Ça va pas se passer comme ça, de toute façon on va bientôt recevoir ses nouveaux papiers d'identité, et je verrais bien la date.
Bon allez, j'appelle Georg.
- Allo !
- Hey Ge' ! Comment tu vas ?
- Ben très bien, je rentre à peine de mon job d'été, je suis dans la restauration et ça me plait.
- Ah c'est cool ça, tu dois pas t'ennuyer. Dis, j't'appelle pour savoir si ça te branche de venir faire les boutiques avec moi samedi ?
- Et pourquoi t'y vas pas avec Tom ?
Dit-il surpris.
- Parce qu'il râle tout le temps et que ... j'ai besoin de toi.
- Mmhh ça cache quelque chose ça... Bon ben pas d'soucis, on se retrouve directement au centre commercial, ok ?!
- Oui voilà. Ben à samedi alors^^
- A samedi Bill. Bisous à vous deux.

Et hop, voilà comment trouver une excuse pour aller en ville. Je demanderai ce que je pourrai offrir à Tom.

[...] Quelques jours plus tard.

Youpiii, on vient de recevoir les papiers de Tom. Je les ai vu en premier, mais j'ai préféré attendre qu'il rentre de chez Gus' pour qu'il l'ouvre. Il est en train de l'ouvrir et j'attends patiemment qu'il regarde sa carte et qu'il scrute le moindre détail...
Il arrête de contempler sa carte et se tourne vers moi.
- Bon tu veux vraiment savoir ?
J'acquiesce d'un simple et seul mouvement de tête.
- Tiens... J'te préviens tu rigoles pas.
- Promis.

Il me tend la carte, avant de la regarder, je lui dépose un bisou sur sa joue pour le remercier.
Maintenant, la carte, je me dirige directement vers sa date... Bah c'est mignon... C'est le jour de Noël.
- Bah, Tom, c'est mignon d'être né le jour de Noël.
- Non, pour moi non. Je ne suis pas un cadeau pour mes parents, et la vie n'a pas était un cadeau pour moi !

Pardon ?! O.O J'ai pas comprit là, et ce que je fais depuis ... depuis 4 mois.
Je me redresse du canapé où l'on était tous les deux.
- Ok, je crois que j'ai fais de belles erreurs mais celle là, c'est la plus grosse.
J'attrape sèchement une veste qui traînait à l'entrée.
- Bill, qu'est-ce qui t'arrives ?
- Je sors. Je crois qu'on a pas la même vision des choses qui nous tombent dessus, dans nos vies.

J'enfile nerveusement des chaussures.
- Bill\
Je le coupe et me place face à lui.
- Tom ! ... Réfléchis à ce que tu viens de dire... S'il n'y a rien qui n'est pas normal, dans tes mots, pour toi , tu dégages, je crois que j'en ai beaucoup trop fait. Je me suis bien planté.
Il est resté figé. Je sais plus trop ce que j'ai fait mais là je sais que je prends ma voiture, j'ai besoin d'aller m'aérer...
Mais pour qui il se prend ? La vie ne lui a pas fait de cadeaux... Et qu'est-ce que j'ai essayé de faire pour lui depuis le début ? J'me suis bien planté à le motiver... Pff, j'suis vraiment trop gentil. Je pensais que ça lui plaisait, qu'il était heureux, recommencé à avoir le sourire depuis... depuis tous ce que j'ai réussi à lui trouver... Et non ! Monsieur n'a pas eu de cadeau dans sa vie. Il a juste profité, c'est sûrement ça. Il s'est dit, tiens celui-là à l'air d'être accro à moi, je vais profiter... Raah ça m'énerve... Et voilà qu'il se met à pleuvoir, putain on est en été et il pleut, temps de merde ! Je m'arrête sur un parking en bord de route, de toute façon vu mon énervement ça sert à rien que je continue, j'ai pas envie d'avoir un accident.
Me voilà à pleurer sur mon volant... Comment j'ai pu me laisser autant berner par lui, ses paroles, ses gestes... Je croyais, j'y croyais !
Mon portable se met à sonner, je regarde l'émetteur. Gustav. J'essuie mes joues rapidement et renifle un bon coup pour que je puisse lui parler.

- Allo.
- Bill, tu es où ?
- Je, je sais pas Gus'.
- Bill, tu me fais peur, décris moi où tu es. Je veux pas que tu restes seul, Tom est venu complètement paniqué me voir.
- J'veux pas le voir lui... Je, je suis au supermarché à la sortie de la ville.
- J'arrive Bill, ne bouge pas, ok ?!
- Moui.


Je raccroche et relaisse tomber mon portable. Mes pleurs redoublent, autant que la pluie s'intensifie et je refais tomber ma tête contre le volant. J'arrête pas de pleurer, je ne sais même plus pour quoi. Je pense que plusieurs minutes passent, et j'entends une voiture se garer à quelques mètres de moi. Je remarque de suite la voiture de Gus', et sans réfléchir, je sors de la voiture et me dirige, sous la pluie, vers lui, mais une image de trop me fait reculer. Lui. Il est là, il est venu. Je recule d'un pas.
Je le pointe du doigt. J'arrive à peine à le distinguer entre mes larmes et la pluie.
- Toi, tu t'approches pas de moi !
- Bill, il s'inquiète autant pour toi.
Déclare Gustav.
- Il n'a même pas idée du mal qu'il m'a fait.
Je commence à trembler de tout mon corps, en tee-shirt, j'avoue que sous la pluie c'est pas l'idéal.
- Bill, tu trembles comme une feuille, s'il te plait, viens on rentre.
- Je, je...

Je ne me tiens plus et tombe à genoux. Je sens leurs mains venir. J'entends vaguement leurs paroles. J'ai mal, il m'a fait mal.
J'entrouvre mes yeux et je tombe sur les siens complètement paniqués. C'est moi qui le met dans un état pareil ? Peut être, je sais plus, je me sens défaillir.

Une sensation de chaleur m'envahit, mes yeux bougent à travers mes paupières, et je sens une faible lumière au travers de celles-ci. En bougeant légèrement ma main, je reconnais un tissu sur moi, je dois être dans mon lit. Je me décide doucement à ouvrir les yeux. Je suis dans ma chambre, les volets sont à peine fermés et laissent passer un filet de lumière. Je tourne mon visage pour pouvoir observer ma chambre. Je tombe sur Gus' et Tom tout les deux endormis contre un mur à même le sol et une couverture. Et puis c'est à ce moment là que la journée d'hier refait surface, la date de naissance de Tom, ses mots, ma fuite, et puis sous la pluie, j'ai du perdre connaissance par le froid, en me rappelant un frisson me parcourt. Sentant encore un besoin de sommeil, je me retourne, dos à eux, et je me rendors à nouveau, voulant éviter les explications avec eux.

[...]

A nouveau, j'me réveille, cette fois-ci c'est une chaleur plus présente, plus forte que je sens autour de moi. J'entrouvre mes yeux, et je pense être contre quelqu'un, contre son torse. Cette personne doit être réveillée, je sens des mouvements sur mon dos. Je me sens si bien contre ce corps familier. Ce corps familier ? Non, ça va pas, pas lui. Je me délivre de l'emprise.
- Tom !
Il baisse la tête, sûrement pour cacher sa gêne. J'avoue que je ne sais pas trop quoi faire. Et préfère me reculer. Je le vois se redresser du lit et sortir de ma chambre.
Il ouvre la porte et reste dos à moi.
- Si t'as faim, un repas t'attend.
Et il sort, sans rien dire de plus. Je l'ai perdu ? Il croit que je l'aime plus. Je ne sais même pas ce que je veux.
Je me laisse retomber sur le matelas, laissant un soupir de désolation. Après quelques minutes à réfléchir, je me lève, mon ventre crie famine. Je rentre dans mon salon et me dirige vers la cuisine, Gustav et Tom sont en train de discuter tranquillement. Gustav se tourne vers moi.
- Comment tu te sens ce matin ?
- Mieux. Merci pour hier soir.

Je m'assoie sur un tabouret du bar , les ignorant pour éviter de replonger.
- Pas d'soucis. Je n'ai pas prévenu ta mère, de peur qu'elle panique pour rien.
- T'as bien fait.
- Tiens.

Il me tend un plat, une salade de légumes. Je me sert et commence à manger sans dire un mot de plus. Je sens le regard de Tom, mais j'essaie de pas trop m'en formaliser. D'un mouvement je l'entends se relever.
- J'y vais. A plus tard Gus'.
Quoi ? Il va où ? Et moi ? Je fais quoi là ?!
- A plus tard mec, fais attention. Et merci pour hier.
Non, mais il va vraiment partir. Je suis un monstre pour le laisser repartir à la rue. Aidez moi, je sais pas quoi faire.
- Reste.
C'est sortit tout seul. Il allait attraper son sac, que je n'avais même pas aperçu près de la porte. Alors c'est pour ça qu'il a dormi près de moi toute à l'heure, c'était avant son départ. Je relève ma tête pour voir ce qu'il va faire à mes mots.
Il attrape quand même son sac, et se dirige vers la porte. Il se tourne vers nous. Non, s'il te plait, reste. Mais cette fois-ci ce n'est pas sorti de mes lèvres.
- Je t'ai fait du mal Bill, et ça je me le pardonne pas.
Non, mais non, ça peut s'arranger. Il peut pas partir, ce sera pire que me faire du mal. Gustav pose sa main, sur la mienne. Je tourne ma tête vers lui, et dans son regard je vois qu'il m'incite à faire le pas pour Tom. On se fait surprendre par la porte qui claque. Quoi, il est déjà parti.
- Gus ?
- Réfléchis après Bill, va le récupérer.

Je ne pense pas plus, et descends de mon tabouret. J'ouvre la porte, et entends les pas de Tom dans les escaliers.
- Tom ! Tenté-je.
Je descends les escaliers, et arrive face à lui.
- Bill, repars chez toi, tu vas attraper froid dans cette tenue.
- Non, non, je m'en fous. Je n'veux pas que tu partes.
- Tu l'as dit toi-même hier. Je t'ai fais mal, tu m'as dit de partir.
- Non, non je l'ai dit sous la colère de tes mots, mais c'est stupide. Pourquoi, j'te laisserai partir ? J'ai toujours voulu être avec toi. Et, et hier tu, tu, oui, tu as dit des mots blessants\
- C'était pas mon intention, je t'assure, tu as été une bonne chose pour moi depuis ces derniers mois.

Des larmes réapparaissent sous mes yeux.
- Po-pourquoi tu dis « tu as été » ? Je, je t'ai déçu, tu veux plus de moi ?!
- Je réagis par tes paroles.
- Non, Tom, j'ai fait une erreur. Tu as dit des mots blessants, mais j'ai pas réfléchi. Je n'ai vu que moi et ma petite personne, j'ai pas réfléchi à ta vie d'avant. J't'en supplie Tom, reste. Je n'veux pas que tu partes.

Il s'approche et me prend la main.
- C'est ce que tu veux vraiment ?!
Je relève la tête, voulant voir son regard, je ravale mes larmes, et affirme d'un signe de tête. Il me sourit légèrement et commence à enlever sa veste, mais qu'est-ce qu'il fait ? Ah, il la pose sur mes épaules.
- Tiens, t'auras moins froid.
M'en fous de sa veste, je viens me coller à lui, et passe mes bras autour de sa taille.
- Bill !
- Tom, j'ai besoin de toi.
- Ok, ok, allez viens on remonte, je tiens pas à ce que l'un de tes voisins, nous voient.
- Mes voisins, Tom, ce sont nos voisins.
- Si tu veux.

Il me caresse un peu les cheveux et je me serre doublement à lui. Après quelques longues secondes, je lui prends son sac et le ramène dans l'appart'.
Gustav n'a pas bougé, et lorsqu'ils nous voient arriver nos mains liées, il nous sourit et insiste pas plus.
- Bon, je vais vous laisser, ma mission du meilleur ami est finie.
- T'es con.

Il s'approche de moi et m'enlace.
- Me fais plus peur comme ça Bill. On se voit vite.
- Merci Gus'.

Il sort de mon emprise et va enlacer Tom.
- Je crois que j'aurai été triste de plus te voir ici.
- Pareil pour moi. Merci pour ton aide.
- Demain ne viens pas au magasin, repose toi avec Bill.
- Merci c'est gentil.

Ils desserrent leur étreinte, et Tom vient derrière moi pour m'entourer de ses bras et enlacer nos doigts. On le laisse repartir avec un sourire affiché sur nos deux visages.
Je tourne mon visage vers Tom, qui finit à son tour par mettre son visage face au mien. Je passe une main sur sa tête, et lui me fait des caresses sur mon ventre. Nos regards sont plongés dans l'autre et on s'observe comme si on avait oublié chacun de nos détails. Aussi, on se sourit comme deux niais, mais qu'est-ce que c'est beau, et qu'est-ce que je l'aime ce sourire. Ma main sur ses dreads le pousse un peu vers moi, et j'approche mes lèvres des siennes. Je lui touche à peine les lèvres, comme si elles étaient fragiles, je ne veux pas brusquer ces retrouvailles, je veux faire ça doucement. Je viens attraper sa lèvre inférieure à travers les miennes. Et lui vient sucer ma lèvre supérieure.
- Je t'aime Tom, je veux pas te perdre.
- C'est fini Bill. Ton bonheur est le mien, ta douleur est la mienne aussi.

Mais comment ne pas fondre dans ce chuchotement parfait. Je finis par sceller entièrement nos lèvres. En même temps mon corps se met face à lui, et j'encadre son visage de mes mains. Nos langues se retrouvent vite, et ses mains me font quelques caresses sur la lisière de mon caleçon dans le bas du dos.
Il arrête notre baiser et m'attrape la main, nous entraînant sur le canapé. Il s'assoit et je m'assois face à lui sur ses genoux. Je passe mes bras sur chacune de ses épaules et je reprends notre baiser, mêlant mes doigts à ses dreads. Les siens voyagent sur tout le long de mon dos, faisant des mouvements circulaires. Quelques minutes de plus, et cette fois-ci c'est moi qui achève notre baiser, je viens poser ma tête dans son cou et resserre mes bras et mes jambes autour de lui. Un gros câlin d'un enfant qui veut pas perdre son besoin vital.

[...] Quelques jours plus tard.

- Toooom !
- Oui, oui, quoi ?

Je rentre dans l'appart déambulant, avec un carton dans mes mains. Je sais pas trop où je vais, mais je m'y fis.
- Bill, qu'est-ce qu'il y'a dans ce carton ?
- Un cadeau.
- Gné ?! Bill !
- Chut ! Attends, attends. Aide moi à trouver la table pour que je le pose.
- Attends je vais le prendre.
- Non, tu touches pas.

On entend un couinement. Ah non, non, chut, ne fais pas de bruits maintenant toi.
Il me pousse jusqu'à la table, et je peux enfin, poser le carton.
Je me tourne vivement vers Tom.
- T'es prêt ? Fis-je d'un regard malicieux.
- Bill, franchement, j'avais pas besoin d'un cadeau^^
- Tutute, tu dis rien et tu ouvres, ok ?!
- Ouai.
- Embrasse-moi avant.
- Pourquoi t'as peur que je ne t'embrasse plus après ?!
- Ce sera ce que tu auras sur la bouche qui m'empêchera de t'embrasser.

Perplexe, il se met à ouvrir le carton, et rapidement, ses yeux s'arrondissent. Il en sort l'objet, ou plutôt la petite boule de poils de dedans. Hi', il a l'air content.
- Bill !!! Il est trop chouu !!!
Il l'approche contre son torse et ce dernier, excité de voir quelqu'un, s'empresse de lécher le visage de Tom. Vous voyez quand je disais que je l'embrasserai pas de suite.
- Hihi, je crois qu'Elle t'a déjà adopté. Et toi ?
Il relève ses yeux vers moi. Oulà, non il va pleurer. Bon, oh moins ça se voit il est heureux, mais... oh non, non sayez il pleure.
- Hey, Tom pleure pas, j'veux pas que tu pleures.
D'un bras libéré, il me prend sous lui. Et me serre contre lui.
- Bill, t'es exceptionnel. Merci pour tout, t'es adorable. Ce petit labrador est vraiment à croquer.
- Content qu'il te plait.

Je m'écarte de ses bras et les emmène sur le canapé. On s'assoit côte à côte, et il joue avec la chienne sur ses genoux.
- Comment tu vas l'appeler ?
La chienne s'approche dangereusement du visage de Tom et tend la patte pour jouer avec l'une des dreads de Tom. On rigole de bons c½urs à la scène.
- Je sais pas...Je la trouve trop belle, mais le prénom Belle ça le fait pas.
- En anglais c'est beautiful, trop long.
- Beaut', on le raccourci, mais ça va s'écrire B-I-O-U-T.
- Si tu veux, c'est ton chien.

Il se tourne vers moi.
- Merci Bill, tu me fais l'homme le plus heureux de la terre. Je t'aime énormément.
- Alors je suis heureux aussi.

Et voilà, je crois que Tom a définitivement tourné la page de sa vie passé. Avec Biout, ça va peut être lui rappeler Stucky, mais au moins il accepte une nouvelle vie. Il a l'air tellement mieux qu'il y'a quelques mois, le voir sourire à sa vie me donne aussi un large sourire sur mon visage. Mon Tom, mon Homme, je l'aime, et là j'ai juste envie de le prendre dans mes bras et de regarder la chienne découvrir son nouveau lieu d'habitat.



Fin.

Voilà la dernière partie en ligne ! =)
Bon j'espère avoir un maximum de vos avis
et que cette pitite histoire, vous aura plu^^

Bonnes vacances à toutes =)
Profitez un max, ça passe
énormément vite !

Bisous

# Enviado el sábado 20 de diciembre de 2008 11:16